Hier soir s'est tenu le dernier conseil municipal de la mandature. Le public s'est pressé nombreux dans un espace trop exigu pour accueillir tout le monde dans de bonnes conditions.

André Santini a été à l'image du portrait que dresse de lui l'Express dans son numéro d'hier : il ne supporte pas la moindre petite critique, il ne tolère pas la présence de conseillers d'opposition, a fortiori communistes (facilement traités de "brejneviens"), il n'admet pas la moindre remise en cause de ses options politiques.

Alors, les insultes suprêmes ont fusé de toutes parts : "incompétent-e", "bouffon", j'en passe et des pires...

Sur le dossier de l'externalisation des ressources humaines de la municipalité, il m'a accusée, en parlant d'un syndicaliste CGT de Stéria qui m'aurait donné de mauvaises informations, de prendre mes sources "dans les poubelles de Stéria".

Un maire-adjoint, parlant de l'attribution de logements sociaux et de respect de la loi DALO (droit au logement opposable) a subtilement déclaré en substance : "mais opposable à quoi, à qui ?... Il faudrait donner des logements à des gens qui ne lèvent pas le petit doigt, se la coulent douce avec leur RMI ?"...

Lors que le maire attaque la liste Issy à venir et sa tête de liste pour affichage sauvage, il vise en fait à faire taire toute forme d'opposition, à nier l'existence de toute minorité.

Ce sont ces pratiques auxquelles il est urgent de mettre un terme, pour donner enfin la part belle au respect de toutes les opinions, à la tolérance et à l'écoute. La démocratie participative dont M. Santini se prévaut n'est que virtuelle. Pour changer les choses en profondeur, il faut avoir la volonté politique de donner la parole aux citoyens, en leur donnant les moyens d'intervenir dans les décisions.

Ce sera l'un de nos chevaux de bataille pendant ces élections. Pour en finir, une bonne fois pour toutes, avec l'arrogance et l'autocratie.