Abasourdie, révoltée, sans voix devant la barbarie des crimes commis hier à Toulouse. Trois enfants juifs assassinés, un de leurs professeurs abattu. Comment en parler ? Juste quelques mots pour crier la colère, dire la compassion aux familles des victimes, pleurer la perte d’enfants.

Comment accepter ce déchaînement de violence ? Il faut que la police et à la justice aient les moyens d’arrêter le plus vite possible puis de juger le ou les coupables. Nous pourrons alors tirer tous les enseignements de cette tragédie.

Pour l’heure, il est utile de dire et redire que l’autre n’est ni étranger ni ennemi, mais humain comme nous. Que les hommes et les femmes sont égaux en droits. Que toutes les cultures et les civilisations ont fait et font le monde dans lequel nous vivons et où nous devons vivre ensemble.

Pour moi qui suis juive par hérédité, qui ai beaucoup entendu parler yiddish au cours de mon enfance, qui suis communiste par idéal, j’aspire à un monde de justice, de paix, de solidarité. La haine n’y a pas sa place.