manif Grèce - L'ExpansionDécidément, l'Europe ne tourne pas rond ! Il y a plus de six mois, alors que "les caisses de l'Etat sont vides" en France, le gouvernement trouve des centaines de milliards d'euros pour "sauver les banques" et les renflouent sans sourciller, sans contrepartie. Pendant ce temps, les Français, eux, au nom de cette crise, doivent se serrer la ceinture, la réforme de l'Etat et de la fonction publique territoriale bat son plein et supprime des milliers de postes (éducation, impôts, collectivités locales...).

Depuis deux semaines et la "crise grecque", ils nous remettent ça ! Les Grecs (lesquels, dites-le nous... ce ne serait pas le précédent gouvernement de droite ???) ont trop dépensé, leur déficit est devenu abyssal. Verdict des gouvernements européens : ils ont fauté, ils doivent payer. C'est la thérapie de choc qui n'a bien sûr rien d'une thérapie mais tout du choc : baisse des salaires, des retraites, augmentation de l'âge de la retraite, suppression de centaines de milliers d'emplois, y compris dans le secteur public et la fonction publique... Et là, encouragés par ces "milices privées" que sont les "agences de notation", tous les gouvernements européens entonnent le même air : pour ne pas se retrouver dans la même situation que les Grecs, il faut augmenter l'âge de la retraite, baisser toutes les dépenses de l'Etat, supprimer des postes de fonctionnaires, diminuer les salaires...

Grèce, Espagne, Portugal, Grande-Bretagne, mais aussi France : quelle aubaine cette crise grecque pour Nicolas Sarkozy et François Fillon ! Ils vont, espèrent-ils, pouvoir faire tout ce qu'ils avaient annoncé il y a des mois, en le justifiant par la crise grecque, à commencer par la réforme des retraites et celle des collectivités territoriales ! Tout le monde va se serrer la ceinture, mais surtout ceux qui contribuent déjà tout le temps - les salariés, les chômeurs, les plus en difficultés !

Mais au fait, cette crise, à qui la faute ? Aux citoyens européens ? ou au capitalisme qui recherche la rentabilité immédiate à tout prix, au mépris des êtres humains ?

Décidément, il est temps qu'on se mêle de nos affaires : être solidaires des Grecs c'est stopper aussi tous les projets du gouvernement français et exiger une Europe solidaire, une Europe de justice et de paix !