ferrat-2.jpgJean Ferrat vient de nous quitter, à quelques jours du printemps. Je ne le connaissais pas, je ne l'ai jamais rencontré, mais j'ai l'impression de perdre un ami proche. Un grand poète, un homme engagé, un chanteur qui a longtemps payé au prix fort le fait d'avoir toujours refusé la facilité, d'avoir toujours proclamé haut et fort son idéal.

Des dizaines de titres et de paroles me reviennent en mémoire, mêlant amour, poèmes d'Aragon, espoir, colère, hommage à la montagne, respect pour les poètes de la Résistance, horreur de la guerre...

Merci à mes parents de m'avoir bercée de ses chansons.

Merci, Jean Ferrat, pour votre courage, votre fidélité à des idées de justice et de solidarité, merci pour ces paroles et ces musiques que je ne suis pas près d'oublier.

"Je pense à toi, Desnos, qui partis de Compiègne

comme un soir en dormant, tu nous en fis récit

accomplir jusqu'au bout ta propre prophétie,

là-bas où le destin de notre siècle saigne..."