Le précédent billet n'avait de réalité que celle d'un poisson d'avril. M. Santini reste bel et bien président du Sedif. Dont acte, mais j'espère que l'exigence d'une gestion publique de l'eau finira par l'emporter en Ile de France et dans le plus grand nombre de collectivités possible.

Ce qui ne relève, hélas, pas du poisson d'avril, c'est la façon dont s'est déroulée la séance du conseil municipal du 2 avril.

Une heure avant, une action pour le droit au logement, à l'initiative de tous les partis de gauche, de syndicats, d'associations et de citoyens avait permis de réunir une centaine de personnes, de recueillir encore de très nombreuses pétitions et de témoignages de mal-logés. Une suite s'impose dans les toutes prochaines semaines, pour que toutes les personnes en difficultés soient enfin écoutées en mairie et qu'une politique de logement vraiment social soit décidée.

Nombreux furent les Isséens actifs pour le droit au logement à venir dans le public assister au conseil municipal. Pour beaucoup, c'était une première. Ils en ont pas cru leurs oreilles quand le maire a traité les élus de la gauche et des verts de "Bande à Baader". Rappelons que ces militants avaient, dans les années 1970, en Allemagne, opté pour un mode d'action politique ultra-violent, voire terroriste.

Puis, ce fut un voeu présenté par les élus de M. Santini, qui nous enjoignaient, comme élus de la gauche et des verts, de présenter des excuses publiques, rien que ça ! En cause, une manifestation que nous avions initiée ensemble, le 13 février dernier, devant la mairie, pour protester contre la censure et le mépris dont nous sommes victimes au conseil municipal. Des sifflets auraient été entendus contre le chef de la gendarmerie nationale. Ce n'est pas cette personne qui porte plainte. Ce n'est pas cette personne qui était sifflée...

Le reste fut une succession de tentatives d'intimidation, de contre-vérités, de virulence verbale inacceptable dans une enceinte démocratique.