A partir d'aujourd'hui, des modifications institutionnelles vont se faire sentir, comme la nomination d'un Président de l'Union européenne, le très nationaliste flamand Van Rumpeye. On ne voit pas en quoi cette nouveauté va résoudre en quoi que ce soit le terrible déficit démocratique européen.

Mais surtout, l'avènement de ce traité va se traduire par de dramatiques régressions économiques et sociales : la concurrence "libre et non faussée", dogme ultra libéral s'il en est, va devenir la règle absolue de toutes les politiques européennes. Elle va notamment s'appliquer à l'ensemble des services publics locaux.

Et maintenant ? Ce n'est pas la fin de l'histoire, même si de nouveaux verrous ont été posées aux portes de la résistance et de la transformation sociale. Dans tous les pays de l'Union européenne, des mouvements s'organisent, des citoyens refusent ce nouvel ordre, des élus se rassemblent pour rejeter les conséquences néfastes pour les habitants.

Mobiliser contre la privatisation de la Poste, c'est finalement rejeter les logiques européennes qui font de toute activité une marchandise. Agir contre la réforme des collectivités territoriales en France, c'est se battre pour une tout autre conception de la démocratie, fondée sur la participation des citoyens dans toutes les décisions qui les concernent.

Aujourd'hui est un jour sombre pour la démocratie et le progrès social. Transformons-le en point de départ d'une grande mobilisation citoyenne à travers toute l'Europe pour une Europe de justice sociale, de solidarité et de paix !