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Lysiane Alezard

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Ils ont osé...

Hier matin, alors qu'elle était sous la douche, Mme D, retraitée de 61 ans, vivant seule, a été expulsée de son domicile. L'huissier s'était engagé à n'intervenir que la semaine prochaine, en lu aissant le temps de s'organiser.

Pour expulser les habitants en difficulté, il y a du monde qui se déplace - huissiers, policiers... mais pour les aider à trouver un logement décent, il n'y a plus personne et surtout pas la municipalité d'Issy. Les expulsions se succèdent et elle laisse faire.

Cette inhumanité m'est insupportable. Je vois chaque jour des gens s'enfoncer dans la misère, avec plus aucun filet de sécurité.

Heureusement que la solidarité fait encore partie du vocabulaire de nombreux citoyens. Il est urgent qu'elle devienne l'un des moteurs de la société.

Contre les expulsions, contre les conditions de logemet indécentes, avec tous ceux qui sont disponibles, je n'aurai de cesse de me battre.

 

Le règne du mépris et de l'intolérance

Le tout récent conseil municipal du 3 juillet dernier a encore été une anthologie de propos méprisants tenus par les élus de la majorité à l'encontre des élus de gauche. La critique n'est pas tolérée, l'avis différent signe d'incompétence. Le bizutage des nouveaux élus est sévère.

Alors que le conseil municipal est une assemblée qui traite des affaires de la commune, donc des Isséens, il est des questions qui ont à peine droit de cité et les délibérations proposées ne souffrent pas le désaccord, sous peine d'insultes permanentes, ou de ne pouvoir exprimer une idée jusqu'au bout.

Il y avait pourtant des questions importantes à l'ordre du jour. Ainsi, l'adoption du règlement intérieur. Curieux qu'après une élection où la majorité a perdu 13% des voix, où la gauche a gagné 2 élus (7) et le Modem enregistré 3 élus, le texte n'a quasiment pas changé. De petites modifications sont proposées, pour améliorer pluralisme et droit d'expression : c'est non, non et non ! Il n'y a plus de retransmission du conseil depuis 2 ans ? Pas de raison, pas de date de reprise.

Je remets en cause la politique du département en matière d'aide aux collégiens : "vous n'y connaissez rien, vous dtes n'importe quoi, vous ne représentez que vous-même..."

Nous aurions un vision "dépressive" de la démocratie !

Je reproche au maire adjoint au logement de refuser de me recevoir sur un dossier d'expulsion locative, il m'avoue, après le conseil : "je ne reçois pas les incompétents et je ne réponds pas au con." On appréciera l'élégance.

Cette équipe municipale ne supporte pas qu'on agisse aux côtés de tous ceux que la ville n'écoute plus depuis longtemps, qui souffrent et ne souhaitent qu'une seule chose : vivre dignement. Eh bien je ne suis pas près de lâcher. Il y a encore beaucoup trop d'injustices !

 

Une retraitée expulsée à Issy ?

Nanterre, le 30 juin 2008

" Contre l’expulsion locative d’une retraitée d’Issy les Moulineaux », l’appel des élus communistes Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice des Hauts-de-Seine et de Lysiane Alezard, conseillère régionale, conseillère municipale d’Issy les Moulineaux

A partir du mardi 1er juillet, une retraitée de 61 ans, résidant à Issy les Moulineaux depuis plus de 20 ans, risque l’expulsion de son logement. Une dette contractée il y a plusieurs années et réglée depuis est à l’origine de cette décision.

Cette femme seule va donc être mise à la rue, après plusieurs délais obtenus auprès de la Préfecture et de la sous préfecture suite à nos interventions et à la mobilisation de citoyens isséens. Nous ne pouvons l’accepter !

La municipalité d’Issy les Moulineaux ne répond pas aux demandes de rendez-vous ; elle refuse d’examiner son dossier qui répond pourtant à tous les critères d’urgence.

Mobilisées aux côtés de cette personne, nous demandons au maire d’Issy les Moulineaux, Monsieur André Santini, de nous recevoir en urgence pour trouver une solution durable à cette situation intolérable.

 

Monsieur Santini, les atteintes au pluralisme, ça suffit !

Avec mes collègues de la gauche et des verts élus d'Issy, nous venons de nous adresser au maire pour qu'il publie, enfin, une tribune de l'opposition dans Point d'Appui. Cela fait en effet trois mois que plus rien n'est paru dans le mensuel municipal. Ce non-respect de la loi s'ajoute à l'éviction dont nous avons été victimes de nombreux organismes municipaux et intercommunaux. Sans compter les invectives verbales permanentes lors des séances du conseil municipal. Je ne peux non plus oublier de cette liste le fait que chaque fois que j'écris au maire pour soutenir une demande de logement, il me renvoie mon courrier estampillé du tampon "retour à l'envoyeur", sans plus de réponse !

Voici la lettre que nous lui avons donc envoyée, accompagnée d'une tribune que nous souhaitons voir paraître en juillet.

Issy les Moulineaux, le 16 juin 2008

Monsieur le Maire, Depuis le mois de mars, les élus n’appartenant pas à la majorité municipale ne disposent d’aucun espace d’expression dans le journal Point d’appui. Or, l’article L.2121-27-1 du Code général des collectivités territoriales prévoit que : « Dans les communes de 3 500 habitants et plus, lorsque la commune diffuse, sous forme que ce soit, un bulletin d'information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un espace est réservé à l'expression des conseillers n'appartenant pas à la majorité municipale. Les modalités d'application de cette disposition sont définies par le règlement intérieur. » Conformément à cet article, les élus de l’opposition doivent bénéficier d’un espace d’expression dans les publications municipales. La jurisprudence constante affirme qu’il s’agit d’un droit pour les élus qui ne peut être remis en cause1. Le refus de publier des articles de l’opposition est ainsi sanctionné de manière systématique par le juge administratif2. Nous vous faisons parvenir l’article ci-joint afin que, conformément à l’article L.2121-27-1 du CGCT, celui-ci soit publié dans la prochaine édition du journal Point d’appui. Nous vous informons d’ores et déjà qu’en cas d’éventuel refus, nous nous réservons la possibilité de contester cette décision devant les juridictions compétentes. Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos salutations distinguées.

1 CAA Versailles, 8 mars 2007, Commune du Vésinet, n°04VE03177 2 CAA Paris, 27 mars 2007, Commune d’Asnières, n°04PA03958

 

Enfin des récépissés pour tous !

30052008_001_.jpgLa nouvelle est tombée hier en fin d'après-midi : 7 salariés grévistes ont eu leur récépissé hier, les 12 autres les auront aujourd'hui.

Une très bonne nouvelle pour ces travailleurs exploités jusqu'à la corde qui ont maintenant trois mois devant eux, avec tous ceux qui les soutiennent, pour être définitivement régularisés.

 

Sans papiers de l'Ile Saint-Germain : le compte n'y est pas, le combat continue !

Deernière minute : hier soir, la sous-préfecture a annoncé que seuls 7 récépissés étaient délivrés aux sans papiers grévistes. Pour ceux-là, c'est évidemment une bonne nouvelle à mettre au compte de l'action engagée depuis plus de huit jours.

Mais de toute évidence, le compte n'y est pas, puisque douze autres grévistes attendent eux aussi d'être régularisés.

Les 19 ont donc décidé hier soir de poursuivre, unis, la grève.

Cet après-midi, un nouveau RDV est prévu en sous-préfecture. Nous y irons déterminés à faire définitivement débloquer la situation.

La mobilisation de tous doit continuer sans relâche !

 

Sans papiers de l'Ile Saint-Germain : une première victoire de la justice et du droit

sanpap1.jpgAprès huit jours d'occupation du restaurant de l'Ile Saint-Germain, les salariés sans papiers en grève sont en passe d'obtenir une première grande victoire : ce soir, le Sous-préfet des Hauts-de-Seine, Monsieur Lamelot, doit leur remettre à chacun un récépissé de trois mois. Cette décision n'allait pas de soi face à des employeurs qui ont tenté d'user de toutes les ficelles possibles, même les plus grosses.

Intimidation, tentative de division, ce sont des méthodes qu'on connaît chez de nombreux employeurs. Cette fois-ci, Monsieur Rives et ses associés ont tenté d'autres coups : l'ancien rubgyman, qui avait accepté de négocier dans un premier temps, a finalement décidé de prendre l'avion en embarquant les contrats de travail qu'il avait promis de remplir. Par l'entremise de son avocat, il faisait aussi savoir qu'il refusait de payer l'Anaem, taxe pourtant obligatoire lorsqu'on emploie des salariés étrangers. Il a fallu la force de persuasion du sous-préfet pour que M. Rives accepte de revenir avec ces contrats, qui sont un élément incontournable dans la délivrance de récépissés.

"Casque d'or" a déclaré qu'il n'était pas un négrier. N'empêche, les contrats qu'il faisait remplir n'avaient plus grand chose de légal. Il s'est même permis, ces derniers jours, d'embaucher un intérimaire... sans papiers !

Cette première victoire, les salariés la doivent d'abord à eux-mêmes, à leur détermination et à leur unité. Exploités depuis des années, ils travaillent sans compter. Mais la coupé était pleine. Soutenus sans relâche par la CGT et Droits devant, jour et nuit, ils ont donc tenu bon. Ce restaurant est ouvert tous les jours de l'année, même le 1er mai. Il ne ferme que le 1er janvier ! Il fait des millions de bénéfices, mais les employés n'en voient pas la couleur, eux qui travaillent des dix heures par jour, sans moyens de transports pour rentrer la nuit chez eux. Presque tous originaires de la région de Kayes au Mali, les grévistes ont souvent dû laisser leurs femme et enfants dans leur commune d'origine.

La CGT et Droits devant ont donc été des acteurs essentiels pour organiser l'action, tenir dans la durée, négocier avec les employeurs, être des interlocuteurs crédibles auprès du Sous-préfet.

Avec les militants communistes, nous avons été des soutiens dès la première minute. Pour nous, tous les sans-papiers doivent être régularisés. C'est une question d'humanité. C'est une question intimement liée à l'histoire de la France, qui doit rester le pays des droits de l'homme et de l'accueil. Bien sûr, cette démarche politique doit s'accompagner de droits, notamment celui de vote aux élections locales, et d'une politique de coopération avec les pays d'origine de ces migrants.

Elus et militants de gauche ont été présents chaque jour, jusqu'à rédiger ensemble - communistes, socialistes, verts, LCR- un tract à la population, diffusé dans la ville à des milliers d'exemplaires. Les clients du restaurant, les visiteurs du Parc ont été très nombreux à signer la pétition.

Tous ces ingrédients ont permis d'en arriver là aujourd'hui.

Une fois les récépissés obtenus, il ne faudra pas baisser la garde. Il restera alors trois mois pour monter les dossiers de régularisation définitive.

Et puis d'ores et déjà, des salariés d'autres restaurants de la ville sollicitent l'aide de tous. L'action des salariés sans papiers a connu une avancée de poids. Elle doit continuer, avec tous.

 

Monsieur Rives, ayez l'esprit rugby, négociez et délivrez les contrats de travail !

sanpap2.jpgLes salariés sans-papiers de l'Ile Saint-Germain poursuivent leur action de grève depuis vendredi dernier. Epaulés par la CGT et Droits devant, ils ont aussi recueilli les signatures de soutien de centaines de passants. Les organisations de gauche sont aussi très présentes (PCF, PS, LCR), comme les élus.

Mais pour le moment, Monsieur Rives n'a pas souhaité s'asseoir autour d'une table de négociation. Il demande aux grévistes de reprendre d'abord le travail. Une provocation !

Alors que de nombreux élus communistes (député, sénatrice, conseillers généraux et moi-même) sommes intervenus auprès du Préfet, les choses avancent de façon contradictoire.

Des dossiers sont en cours d'examen, mais la justice a assigné en référé 9 des salariés. La décision est mise en délibéré jusqu'à jeudi. Personne ne comprendrait qu'alors que les grévistes sont prêts à négocier à tout moment, la justice décide de les expulser du restaurant.

La vigilance est de mise. A l'initiative des communistes d'Issy, l'ensemble des organisations de gauche devrait s'adresser à la population dans les tout prochains jours.

 

« Les salariés du restaurant de l’Ile Saint-Germain doivent pouvoir vivre dignement et sans peur ! »

Depuis hier matin, 18 salariés du restaurant très fréquenté de l’Ile Saint Germain ont décidé de se mettre en grève. Ils demandent à leur employeur un contrat de travail en bonne et due forme et à la préfecture des papiers leur permettant de travailler en toute légalité sur notre territoire.

Pour la plupart d’entre eux, ils sont employés dans ce restaurant depuis de nombreuses années. Ils vivent en région parisienne avec leur famille et ne demandent donc qu’à pouvoir travailler dans la dignité, sans menace d’être arrêtés.

Ils sont soutenus dans cette démarche par la CGT et l’association Droits devant.

J’ai tenu à être à leurs côtés dès le démarrage de leur action, pour soutenir ce juste combat pour la dignité humaine.

J’interviens auprès du Préfet pour qu’il régularise au plus vite et dans les meilleures conditions l’ensemble de ces salariés.

Issy les Moulineaux, le 31 mai 2008

 

Résistances d'hier et d'aujourd'hui

Jeudi dernier, les communistes, les Verts et la LCR appelaient à une nouvelle initiative pour le droit au logement pour tous. Si la pluie battante a arrêté notre élan, elle n'a pas découragé des dizaines d'Isséens à signer une pétition demandant plus de logement sociaux dans la ville. Ensemble, nous nous opposons aussi à la vente de logements sociaux et à l'abaissement du plafond de ressources pour accéder à un logement HLM. Des exigences qui ne sont pas du goût du maire. Devant les besoins immenses en matière de logement, face à l'absence totale de transparence des critères d'attribution, cette initiative ne sera pas la dernière, loin s'en faut. Face à tant d'injustices, il faut même amplifier la mobilisation.

Dimanche, devant le monument aux morts d'Issy les Moulineaux, l'esprit de résistance avait un héraut qui force le respect et l'admiration de tous en la personne de Guy Ducoloné, ancien déporté-résistant.Guy Ducoloné

Son discours fut à l'image de l'homme et de son engagement : un rappel de l'horreur et de la spécificité de la déportation mais aussi une alerte sur les résurgences du passé. Citant Bertold Brecht, il a redit que "le ventre de la bête immonde est encore fécond".

Je reproduis son discours en pièce jointe, pour ne pas en diminuer la portée.

Décidément, comme aimait à le répéter une autre grande résistante, Lucie Aubrac, "résister se conjugue au présent".

 

Le droit au logement en action à Issy les Moulineaux le jeudi 24 janvier à 18 heures

Logement pour tous : un droit à conquérir et à faire respecter à Issy !

Non aux expulsions locatives

Non à la vente de logements sociaux

Ni déconventionnement, ni relèvement des plafonds de ressources pour les HLM…

Il faut 30% de logements sociaux à Issy-les-Moulineaux

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Les lycéens de Ionesco mobilisés contre le projet Darcos

Cet après-midi, près de 250 lycéens se sont retrouvés en AG au lycée Ionesco, en présence d'une douzaine d'enseignants invités pour la circonstance.

Chacun a exprimé son inquiétude pour l'avenir avec ces 11200 postes supprimés pour la seule année 2008. Plusieurs intervenants, notamment des élèves, ont regretté ce plan de suppression, tout en acceptant le fait que "la France n'a plus d'argent" et qu'il faudrait donc bien faire des sacrifices !

Le blocage du lycée a été voté pour la journée de demain, afin de venir grossir les rangs de la manif lycéenne et enseignante.

Comme conseillère régionale, je leur ai apporté mon soutien, pour que la jeunesse ne soit pas une nouvelle fois sacrifiée. Un enseignant a rappelé qu'il y a vait de l'argent en France, pour preuve les 15 milliards de cadeaux fiscaux accordés aux plus riches. J'ai évoqué les 48 milliards d'euros consacrés à la défense.

La France, si elle en fait le choix, a les moyens d'assurer la réusste scolaire pour tous. A 20 élèves par classe, avec suffisamment d'enseignant pour chacun et du personnel.

Bonne manif à tous !

 

Mieux connaître les rues d'Issy

rues_issy.jpgUne fois n'est pas coutume... voici une page de pub pour un petit livre qui permet de découvrir la ville d'Issy les Moulineaux à travers des jeux de pistes composés d'énigmes sur l'histoire de la ville.

Rédigé et édité à compte d'auteur par Michèle Brayer, que je connais notamment à travers l'association Artisans du monde, cet ouvrage permet de mieux connaître la ville, de la re-visiter, d'apprendre à traverser son histoire et à lever la tête vers les plaques de rue et les arbres en tous genres.

De quoi susciter des balades passionnantes et de devenir incollables sur les noms de rue.

"Jeux de pistes à travers les rues d'Issy les Moulineaux - 10 balades découvertes" Auteur-éditeur : Michèle Brayer 12 euros en librairie.

Autres ouvrages du même auteur : Jeux de pistes à travers les rues de Paris Nos amis les arbres

 

Une rencontre bouleversante

Ce matin, j'ai rencontré, à sa demande, Monsieur M. Après deux ans de chômage, il arrive en fin de droits et ne touche plus que l'ASS. Il s'occupe seul de son fils qui va à l'école primaire. Quelle détresse dans son regard, dans ses propos.

Ce petit monsieur combatif, qui tente le tout pour le tout, qui est près à faire des ménages pour s'en sortir, ne s'en sort pas. Les dettes commencent à s'accumuler. Jusqu'à ce qu'il m'avoue, les larmes aux yeux, qu'il n'arrive plus à manger tous les jours. Photographe professionnel pendant 20 ans, sa boîte a fermé il y a deux ans.

Aujourd'hui, le petit garçon angoisse pour son père, sans le lui dire, mais il ne dort plus, il a du mal à manger.

Cela se passe dans une des villes les plus riches du département. Ces personnes ne trouvent plus d'oreilles pour les écouter. Les portes se ferment les unes après les autres. La dégringolade n'est pas loin.

Et presque chaque jour, je suis sollicitée par des cas de ce genre. Evidemment, ce n'est pas seule que je pourrai les résoudre, même si je tente avec ces personnes toutes les démarches possibles.

Il y a urgence à gagner, dans notre ville, une politique locale pour tous en matière de logement, d'aide sociale et au plan national, une politique de justice sociale, de développement de l'emploi, de hausse de salaires et de retraites.

Ce témoignage qui m'a bouleversée ne fait que me renforcer dans l'idée qu'il faut qu'on soit vite beaucoup plus nombreux à faire entendre cette exigence de dignité et de respect.

 

Santini crie haro sur les défenseurs du droit au logement

J'ai déjà fait état sur ce blog de la lettre d'intimidation que m'avait adressée André Santini suite à l'initiative que nous avions prise, avec plusieurs partis de gauche d'Issy, contre les expulsions locatives. Il m'adressait notamment cet avertissement : "vous vous êtes disqualifiée pour intervenir sur les problèmes du logement et j'en ai informé mes collaborateurs".

Une menace suivie d'effets. Comme je le fais régulièrement en tant qu'élue, j'écris au maire pour lui demander de réexaminer des demandes de logement ou pour qu'il intervienne contre des expulsions. C'est ce que j'ai fait notamment fin janvier et fin février pour deux personnes différentes. Habituellement, je reçois une réponse, même tardive, même négative, mais le dossier est traité.

Cette fois-ci, je reçois par courrier les 2 lettres que j'avais envoyées, simplement frappées du tampon de la date de réception, avec mon en-tête barrée et une simple mention : "retour à l'expéditeur".

A peine croyable... voici le fichier joint pour preuve !

Ce n'est pas ce genre de pratiques qui m'empêcheront de continuer à agir pour le droit au logement. Bien au contraire. Mais elles doivent nous inciter à nous mobiliser plus nombreux, pour faire enfin entendre cette exigence de dignité élémentaire : le droit à un toit !

 

Halte au simulacre de démocratie !

La séance du conseil municipal d’hier soir était consacrée à la désignation de représentants de la municipalité au sein des commissions municipales et de divers organismes comme les sociétés d’économie mixte, mais aussi les conseils de quartiers et la communauté d’agglomération.

Contrairement à la précédente mandature où l’opposition y était tolérée, cette fois-ci, elle n’y aura aucun représentant ! La majorité de droite isséenne sera seule au Clavim, à l’office municipal des sports mais surtout seule au sein de la Sem Issy media, seule dans les conseils de quartier, seule enfin au sein de la communauté Arc de Seine (où le Modem a été adoubé) !

On constate une nouvelle fois le peu de cas que Monsieur Santini fait de la diversité. Il n’a sans doute pas toléré de passer, au premier tour de l’élection municipale, de 70 à 57% en sept ans !

De quoi a-t-il peur, ou de qui ?

Il confirme ainsi ne pas supporter la moindre contestation. Il affiche aussi son mépris total de la représentation élective et du même coup des citoyens.

Avec cette décision, la coupe est pleine :

- la ville ne respecte pas la surface à allouer à l’affichage public - l’opposition, d’une grande diversité (10 conseillers dont 7 d’une gauche plurielle et 3 Modem), ne dispose que d’une espace d’expression très limité dans Point d’Appui et d’aucune possibilité sur le site de la ville - lors du premier conseil municipal, seul le maire a pu s’exprimer, multipliant les contre-vérités et tenant d’intimider les élus de gauche

Trop, c’est trop !

J’appelle les Isséens progressistes, humanistes, tous les citoyens attachés au respect de la démocratie à exprimer leur exigence de pluralisme auprès du maire et à soutenir l’appel de citoyens et de personnalités reproduit dans le billet suivant.

 

André Santini ne supporte toujours pas la moindre contestation !

logo 0 expulsions Samedi dernier, c'était l'élection du maire et de ses adjoints, lors du premier conseil municipal d'Issy les Moulineaux de la nouvelle mandature. La gauche compte 2 élus supplémentaires, le Modem fait son entrée, la majorité perd un siège.

Une fois réélu par le conseil, André Santini s'est lancé, comme à son habitude, dans une violente diatribe contre tous ceux qui ne pensent pas comme lui. Décidément, d'entrée de jeu, il confirme son intolérance totale : il est allé jusqu'à conseiller aux élus d'opposition de démissionner pour n'avoir pas gagné l'élection ! De toute évidence, c'est d'un pouvoir sans limite et surtout sans contestation aucune dont rêve M. Santini.

Il a qualifié au passage l'action contre les expulsions locatives de jeudi dernier de "manifestation illégale". Il a renforcé son propos d'une lettre qu'il m'a adressée aussi en fin de semaine, que je reproduis ci-dessous, avant d'y apporter les éléments de précision nécessaires.logement.jpg

"''Madame, La Préfecture m'a informé que la manifestation que vous avez organisée sur l'esplanade de l'hôtel de ville le jeudi 13 mars 2008 à 18h n'avait pas été déclarée, et, le cas échéant, n'aurait pas été autorisée en raison de l'usage républicain qui veut que l'on ne fasse pas ce type d'action entre les deux tours d'une élection.

Ainsi, mener une telle action entre les deux tours d'une élection cantonale dont vous avez été d'ailleurs écartée est une manoeuvre illégale et déloyale dont vous devrez rendre compte.

En outre, vous n'avez pas respecté la parole donnée à la Préfecture de cesser votre manifestation alors même que le Préfet venait de faire des concessions concernant certaines expulsions.

En procédant ainsi, vous vous êtes disqualifiée pour intervenir sur les problèmes du logement et j'en ai informé mes collaborateurs.

Je vous prie d'agréer, Madame, l'expression de mes sentiments distingués''. "

Cette manifestation, rappelons-le, a été co-organisée par l'ensemble des partis de gauche de la ville (LCR-PCF-PS-Verts). La date choisie correspondait moins à l'entre-deux tours (précisions que l'initiative ne se déroulait pas sur le territoire du canton renouvelable) qu'à l'avant-veille de la fin de la trêve hivernale. Compte tenu du nombre d'expulsions annoncées, nous avons jugé utile d'alerter les Isséens avant ce délai fatidique.

Ce qui est illégal, c'est surtout de ne pas respecter la loi qui reconnaît le droit au logement !

C'est d'un commun accord avec les différents organisateurs que nous avons décidé de poursuivre l'action (distribution de tract, signature de pétitions, affichettes suspendues) qui n'entravait en rien la circulation et était très bon enfant.

Les rencontres faites jeudi ont confirmé les centaines de discussions tenues pendant les semaines de campagne électorale : le logement est la priorité numéro un dans cette ville. Les demandeurs de logement sont légion, souvent depuis plus de 3 ans. Il n'existe aucune transparence dans l'attribution des logements sociaux.

Compte tenu de ces éléments, comme citoyenne, comme élue, j'estime de ma responsabilité de défendre ce droit au logement. C'est pour moi une attitude des plus républicaines. Monsieur le maire s'honorerait d'ailleurs de déclarer notre commune interdite aux expulsions !

Ce ne sera pas là la dernière action à laquelle nous participerons en ce sens.

Rendez-vous très bientôt pour continuer à faire entendre ces simples exigences d'humanité.

 

Logement : refuser l'inacceptable !

Depuis des années, la question du logement est l'une des préoccupations majeures des Français. Elle l'est aussi à Issy les Moulineaux, ce que me confirment toutes les rencontres que nous avons avec les habitants. C'est encore tout récemment K. qui demande un logement social depuis 3 ans et à qui M. Santini répond, dans la rue, qu'il n'est "pas français et donc ne peut résider dans la ville", juste parce qu'il a un fort accent ! C'est F. qui est menacée d'expulsion, à 61 ans. C'est encore la famille A. de 5 personnes, avec 3 enfants qui vit dans un tout petit 2 pièces, malgré des demandes de logement depuis plus de cinq ans. Les exemples se multiplient chaque jour.

Or, dans le même temps, des logements sociaux sont attribués à des familles peu nécessiteuses et dont la demande est relativement récente. A quand la transparence sur les critères d'attribution des logements ?

Hier soir, lors d'un débat public organisé sur le sujet par la liste Issy à venir, devant ces situations d'urgence extrême qui relèvent de l'intolérable, j'ai proposé qu'après le premier tour, nous organisions ensemble, élus et candidats de gauche, associations, citoyens demandeurs de logement sur la ville, une initiative publique devant la mairie pour dire :

- "Pas de reprise des expulsions à Issy après le 15 mars !"

- "Non à la vente de logements sociaux !"

- "Transparence à la commission d'attribution des logements" (la liste Issy à venir propose qu'elle associe les associations de locataires et d'aide au logement)

- "Respect de l'objectif de 30% de logements sociaux fixé par le projet de Schéma directeur d'Ile de France !"Immeuble

 

Les priorités transports pour Issy-les-Moulineaux

Déclaration de Lysiane Alezard, conseillère régionale d’Ile-de-France

Les priorités transports pour Issy-les-Moulineaux : les prolongements de la ligne 12 à Issy-Ville RER C et du TVM à l’ouest

André Santini vient d’abandonner en rase campagne son projet de téléphérique, rejeté quasi-unanimement. C’est une très bonne nouvelle. La mobilisation de tous a payé. Pour le quartier des Epinettes, la priorité doit être l’amélioration de liaison par bus et la réalisation d’un escalier mécanique à partir de la station RER C.

Il faut prévoir d’autres investissements structurants à Issy-les-Moulineaux. Il est regrettable que ni le maire d’Issy-les-Moulineaux, ni le conseil général des Hauts-de-Seine n’aient engagé à ce jour des démarches à cet effet.

Pour Lysiane Alezard, conseillère régionale du groupe CACR : « Il faut dès maintenant engager les études sur les deux projets d’avenir à Issy-les-Moulineaux : le prolongement de la ligne 12 du métro jusqu’à la station de RER C Issy-Ville et celui du TVM (Trans-Val-de-Marne) à l’ouest à partir de la Croix de Berny jusqu’à l’hôpital Percy en passant par Béclère ».

Pour Lysiane Alezard, ces deux projets doivent être lancés dès maintenant. Elle propose que le financement des études soit d’ores et déjà acté dans le cadre du contrat particulier Région-Département des Hauts-de-Seine qui doit être signé dans les prochains mois. Il n’y a plus de temps à perdre.

 

Exit le téléphérique

Voilà un des projets phares de notre maire qu'il se voit contraint d'abandonner. Lui qui s'en vantait, lui qui se voyait une fois encore pionnier en la matière, qui voulait en imposer à tous, il a dû se rendre à l'évidence : la double cabine au-dessus de la rue André Chénier, ça ne passait pas. Il a essayé de convaincre, alors que le projet était surtout contesté par son propre électorat. Lors de trois réunions publiques, l'opposition n'a fait qu'enfler, relayée par l'association citoyenne Actevi, touche pas à mon ciel.

Ce projet élitiste avait des inconvénients majeurs, qui le rendaient inacceptable. Pour l'essentiel, il n'aurait servi qu'aux futurs habitants du Fort numérique et n'aurait donc répondu en rien aux besoins immenses en matière de transport des habitants de tout le quartier des Epinettes. Bien sûr, il défigurait aussi le paysage et le patrimoine de la ville sur son parcours. Enfin, son coût d'exploitation de 800 millions d'euros par an pouvait interroger sur le financement pérenne d'une telle opération.

C'est pourquoi, comme conseillère régionale, je m'y suis opposée, en relayant les préoccupations de l'association Actevi, et en défendant d'autres modes de transport pour notre commune. J'ai ainsi gagné l'inscription au Sdrif (schéma directeur d'Ile de France) de 2 projets majeurs : - le prolongement de la ligne 12 du métro de Mairie d'Issy au RER Issy-Ville - la mise en place d'un bus articulé en site propre partant de la Croix de Berny, reliant l'Hôpital Percy en passant par Béclère.

Ces deux projets prévus à compter de 2014 doivent être soutenus activement par l'ensemble des élus et des habitants, pour que les études et les travaux puissent démarrer le plus tôt possible. Le Conseil général des Hauts-de-Seine, qui a rejeté en bloc le Sdrif, ferait mieux de participer au financement de ces études !

La manaoeuvre d'André Santini ne trompera personne, d'autant qu'il a débauché pour sa liste l'une des responsables d'Actevi !

Mais il en tirera peut-être la leçon qu'on ne peut décider de projets d'ampleur pour la ville sans les habitants. Une conduite à tenir en toutes circonstances !

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