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Lysiane Alezard

Monsieur Santini siègera-t-il ?

Parrain SantiniIl y a quelques jours, Monsieur Santini a obtenu d’être tête de liste UMP dans les Hauts-de-Seine pour la prochaine élection régionale en Ile de France. Maire, député, faut-il le rappeler, il est aussi président du Syndicat des eaux d’Ile de France (144 communes), de l’agence de l'eau Seine-Normandie et de la communauté d’agglomération Arc de Seine. Vous avez dit cumul de mandats ?

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Grand Paris Seine ouest : où sont passés les habitants ?

Conseil municipal extraordinaire

Fusion des communautés d’agglomération Arc de Seine et Val de Seine

Mardi 9 juin 2009

Intervention de Lysiane Alezard

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Du poisson d'avril à la Bande à Baader

Le précédent billet n'avait de réalité que celle d'un poisson d'avril. M. Santini reste bel et bien président du Sedif. Dont acte, mais j'espère que l'exigence d'une gestion publique de l'eau finira par l'emporter en Ile de France et dans le plus grand nombre de collectivités possible.

Ce qui ne relève, hélas, pas du poisson d'avril, c'est la façon dont s'est déroulée la séance du conseil municipal du 2 avril.

Une heure avant, une action pour le droit au logement, à l'initiative de tous les partis de gauche, de syndicats, d'associations et de citoyens avait permis de réunir une centaine de personnes, de recueillir encore de très nombreuses pétitions et de témoignages de mal-logés. Une suite s'impose dans les toutes prochaines semaines, pour que toutes les personnes en difficultés soient enfin écoutées en mairie et qu'une politique de logement vraiment social soit décidée.

Nombreux furent les Isséens actifs pour le droit au logement à venir dans le public assister au conseil municipal. Pour beaucoup, c'était une première. Ils en ont pas cru leurs oreilles quand le maire a traité les élus de la gauche et des verts de "Bande à Baader". Rappelons que ces militants avaient, dans les années 1970, en Allemagne, opté pour un mode d'action politique ultra-violent, voire terroriste.

Puis, ce fut un voeu présenté par les élus de M. Santini, qui nous enjoignaient, comme élus de la gauche et des verts, de présenter des excuses publiques, rien que ça ! En cause, une manifestation que nous avions initiée ensemble, le 13 février dernier, devant la mairie, pour protester contre la censure et le mépris dont nous sommes victimes au conseil municipal. Des sifflets auraient été entendus contre le chef de la gendarmerie nationale. Ce n'est pas cette personne qui porte plainte. Ce n'est pas cette personne qui était sifflée...

Le reste fut une succession de tentatives d'intimidation, de contre-vérités, de virulence verbale inacceptable dans une enceinte démocratique.

 

Pourquoi, moi, élue communiste d’Issy les Moulineaux, j'ai quitté le conseil municipal de jeudi, avec mes collègues de la gauche et des verts

Jeudi 5 février, le conseil municipal se réunissait avec deux points majeurs à l’ordre du jour : la fusion de notre intercommunalité avec celle de Boulogne et Sèvres, et le budget 2009 de la commune. Un autre point important concernait l’attribution de subventions aux associations.

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L'urgence d'un logement digne pour tous !

Jeudi 4 décembre, dans le cadre de la semaine régionale de l'Egalité avec pour thème "les discriminations, c'est non", j'avais pris l'initiative d'une action sur le logement. Elle est devenue l'initiative des organisations de gauche, de militants associatifs et de citoyens solidaires des mal-logés.

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Place de la gestion publique de l'eau

eau_20publique.jpgLa majorité du SEDIF a décidé, le 11 décembre, à bulletin secret, de confier de nouveau la gestion de l'eau en Ile de France au privé. Deux jours avant cette échéance, avec les élus socialistes et vert, j'ai pris part à une action symbolique sur la place de la mairie. Malgré un vote que je juge contraire au droit fondamental à l'eau, le débat n'est pas clos.

 

L'eau en question à Issy

eau trop cherL'eau, c'est la vie... L'eau, c'est notre bien commun. Or, si dans le monde, ce bien précieux est à 95% un service public, ce n'est pas le cas en France. Encore moins en Ile de France... jusqu'à la décision du conseil de Paris, le 24 novembre, de repasser d'une gestion privée à une gestion publique directe. Tel était l'objet du débat public qui a réuni, hier soir, près de 70 participants.

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Rencontres autour de La Poste

La posteSamedi dernier, les militants et élus de gauche étaient présents devant les quatre bureaux de poste de la ville. Les communistes avaient en effet suscité une action commune, en vue de la journée nationale de manifestation contre le changement de statut de la Poste, qui aura lieu le samedi 22 novembre prochain.

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"Jamais je ne la relogerai !"

Hier soir, à la fin du conseil municipal, j'ai voulu parler à l'adjoint au logement de la ville pour qu'il reçoive une personne retraitée expulsée qui dort dans un garage depuis plusieurs jours.

Voici ce qu'il m'a répondu : "vous savez pourquoi elle a été expulsée ? Non, vous ne savez pas, mais je ne peux pas vous le dire. Vous feriez mieux de vous occuper d'autres gens que ça. Jamais je ne la relogerai ici. Elle n'a qu"à aller à Malakoff, ça vous fera une voix de plus."

Sans commentaire.

Si, juste un : à quoi servent les élus s'ils ne sont pas à l'écoute des plus démunis ? Des propos intolérables, qui appellent des actions plus fortes pour faire respecter le droit au logement !

 

Avis contraires pas conseillés au conseil municipal

Hier soir, jusqu'à minuit et demi, le conseil municipal a siégé et débattu de plus de 50 délibérations. Les points essentiels portaient sur l'urbanisme (révision du plan local), l'externalisation des ressources humaines et la privatisation du Paci (palais des arts et des congrès). Comme toujours, il fut bien difficile d'émettre des avis contraires au point de vue de la majorité. Comme trop souvent, les points de vue des élus de gauche mais aussi du Modem, une fois n'est pas coutume, ont été résumés de façon caricaturale. Comme l'a laissé entendre une élue de droite, "il y a des élections régulièrement, ça suffit, pas besoin de redemander toujours leur avis aux gens".

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Ils ont osé...

Hier matin, alors qu'elle était sous la douche, Mme D, retraitée de 61 ans, vivant seule, a été expulsée de son domicile. L'huissier s'était engagé à n'intervenir que la semaine prochaine, en lu aissant le temps de s'organiser.

Pour expulser les habitants en difficulté, il y a du monde qui se déplace - huissiers, policiers... mais pour les aider à trouver un logement décent, il n'y a plus personne et surtout pas la municipalité d'Issy. Les expulsions se succèdent et elle laisse faire.

Cette inhumanité m'est insupportable. Je vois chaque jour des gens s'enfoncer dans la misère, avec plus aucun filet de sécurité.

Heureusement que la solidarité fait encore partie du vocabulaire de nombreux citoyens. Il est urgent qu'elle devienne l'un des moteurs de la société.

Contre les expulsions, contre les conditions de logemet indécentes, avec tous ceux qui sont disponibles, je n'aurai de cesse de me battre.

 

Le règne du mépris et de l'intolérance

Le tout récent conseil municipal du 3 juillet dernier a encore été une anthologie de propos méprisants tenus par les élus de la majorité à l'encontre des élus de gauche. La critique n'est pas tolérée, l'avis différent signe d'incompétence. Le bizutage des nouveaux élus est sévère.

Alors que le conseil municipal est une assemblée qui traite des affaires de la commune, donc des Isséens, il est des questions qui ont à peine droit de cité et les délibérations proposées ne souffrent pas le désaccord, sous peine d'insultes permanentes, ou de ne pouvoir exprimer une idée jusqu'au bout.

Il y avait pourtant des questions importantes à l'ordre du jour. Ainsi, l'adoption du règlement intérieur. Curieux qu'après une élection où la majorité a perdu 13% des voix, où la gauche a gagné 2 élus (7) et le Modem enregistré 3 élus, le texte n'a quasiment pas changé. De petites modifications sont proposées, pour améliorer pluralisme et droit d'expression : c'est non, non et non ! Il n'y a plus de retransmission du conseil depuis 2 ans ? Pas de raison, pas de date de reprise.

Je remets en cause la politique du département en matière d'aide aux collégiens : "vous n'y connaissez rien, vous dtes n'importe quoi, vous ne représentez que vous-même..."

Nous aurions un vision "dépressive" de la démocratie !

Je reproche au maire adjoint au logement de refuser de me recevoir sur un dossier d'expulsion locative, il m'avoue, après le conseil : "je ne reçois pas les incompétents et je ne réponds pas au con." On appréciera l'élégance.

Cette équipe municipale ne supporte pas qu'on agisse aux côtés de tous ceux que la ville n'écoute plus depuis longtemps, qui souffrent et ne souhaitent qu'une seule chose : vivre dignement. Eh bien je ne suis pas près de lâcher. Il y a encore beaucoup trop d'injustices !

 

Une retraitée expulsée à Issy ?

Nanterre, le 30 juin 2008

" Contre l’expulsion locative d’une retraitée d’Issy les Moulineaux », l’appel des élus communistes Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice des Hauts-de-Seine et de Lysiane Alezard, conseillère régionale, conseillère municipale d’Issy les Moulineaux

A partir du mardi 1er juillet, une retraitée de 61 ans, résidant à Issy les Moulineaux depuis plus de 20 ans, risque l’expulsion de son logement. Une dette contractée il y a plusieurs années et réglée depuis est à l’origine de cette décision.

Cette femme seule va donc être mise à la rue, après plusieurs délais obtenus auprès de la Préfecture et de la sous préfecture suite à nos interventions et à la mobilisation de citoyens isséens. Nous ne pouvons l’accepter !

La municipalité d’Issy les Moulineaux ne répond pas aux demandes de rendez-vous ; elle refuse d’examiner son dossier qui répond pourtant à tous les critères d’urgence.

Mobilisées aux côtés de cette personne, nous demandons au maire d’Issy les Moulineaux, Monsieur André Santini, de nous recevoir en urgence pour trouver une solution durable à cette situation intolérable.

 

Monsieur Santini, les atteintes au pluralisme, ça suffit !

Avec mes collègues de la gauche et des verts élus d'Issy, nous venons de nous adresser au maire pour qu'il publie, enfin, une tribune de l'opposition dans Point d'Appui. Cela fait en effet trois mois que plus rien n'est paru dans le mensuel municipal. Ce non-respect de la loi s'ajoute à l'éviction dont nous avons été victimes de nombreux organismes municipaux et intercommunaux. Sans compter les invectives verbales permanentes lors des séances du conseil municipal. Je ne peux non plus oublier de cette liste le fait que chaque fois que j'écris au maire pour soutenir une demande de logement, il me renvoie mon courrier estampillé du tampon "retour à l'envoyeur", sans plus de réponse !

Voici la lettre que nous lui avons donc envoyée, accompagnée d'une tribune que nous souhaitons voir paraître en juillet.

Issy les Moulineaux, le 16 juin 2008

Monsieur le Maire, Depuis le mois de mars, les élus n’appartenant pas à la majorité municipale ne disposent d’aucun espace d’expression dans le journal Point d’appui. Or, l’article L.2121-27-1 du Code général des collectivités territoriales prévoit que : « Dans les communes de 3 500 habitants et plus, lorsque la commune diffuse, sous forme que ce soit, un bulletin d'information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un espace est réservé à l'expression des conseillers n'appartenant pas à la majorité municipale. Les modalités d'application de cette disposition sont définies par le règlement intérieur. » Conformément à cet article, les élus de l’opposition doivent bénéficier d’un espace d’expression dans les publications municipales. La jurisprudence constante affirme qu’il s’agit d’un droit pour les élus qui ne peut être remis en cause1. Le refus de publier des articles de l’opposition est ainsi sanctionné de manière systématique par le juge administratif2. Nous vous faisons parvenir l’article ci-joint afin que, conformément à l’article L.2121-27-1 du CGCT, celui-ci soit publié dans la prochaine édition du journal Point d’appui. Nous vous informons d’ores et déjà qu’en cas d’éventuel refus, nous nous réservons la possibilité de contester cette décision devant les juridictions compétentes. Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos salutations distinguées.

1 CAA Versailles, 8 mars 2007, Commune du Vésinet, n°04VE03177 2 CAA Paris, 27 mars 2007, Commune d’Asnières, n°04PA03958

 

Enfin des récépissés pour tous !

30052008_001_.jpgLa nouvelle est tombée hier en fin d'après-midi : 7 salariés grévistes ont eu leur récépissé hier, les 12 autres les auront aujourd'hui.

Une très bonne nouvelle pour ces travailleurs exploités jusqu'à la corde qui ont maintenant trois mois devant eux, avec tous ceux qui les soutiennent, pour être définitivement régularisés.

 

Sans papiers de l'Ile Saint-Germain : le compte n'y est pas, le combat continue !

Deernière minute : hier soir, la sous-préfecture a annoncé que seuls 7 récépissés étaient délivrés aux sans papiers grévistes. Pour ceux-là, c'est évidemment une bonne nouvelle à mettre au compte de l'action engagée depuis plus de huit jours.

Mais de toute évidence, le compte n'y est pas, puisque douze autres grévistes attendent eux aussi d'être régularisés.

Les 19 ont donc décidé hier soir de poursuivre, unis, la grève.

Cet après-midi, un nouveau RDV est prévu en sous-préfecture. Nous y irons déterminés à faire définitivement débloquer la situation.

La mobilisation de tous doit continuer sans relâche !

 

Sans papiers de l'Ile Saint-Germain : une première victoire de la justice et du droit

sanpap1.jpgAprès huit jours d'occupation du restaurant de l'Ile Saint-Germain, les salariés sans papiers en grève sont en passe d'obtenir une première grande victoire : ce soir, le Sous-préfet des Hauts-de-Seine, Monsieur Lamelot, doit leur remettre à chacun un récépissé de trois mois. Cette décision n'allait pas de soi face à des employeurs qui ont tenté d'user de toutes les ficelles possibles, même les plus grosses.

Intimidation, tentative de division, ce sont des méthodes qu'on connaît chez de nombreux employeurs. Cette fois-ci, Monsieur Rives et ses associés ont tenté d'autres coups : l'ancien rubgyman, qui avait accepté de négocier dans un premier temps, a finalement décidé de prendre l'avion en embarquant les contrats de travail qu'il avait promis de remplir. Par l'entremise de son avocat, il faisait aussi savoir qu'il refusait de payer l'Anaem, taxe pourtant obligatoire lorsqu'on emploie des salariés étrangers. Il a fallu la force de persuasion du sous-préfet pour que M. Rives accepte de revenir avec ces contrats, qui sont un élément incontournable dans la délivrance de récépissés.

"Casque d'or" a déclaré qu'il n'était pas un négrier. N'empêche, les contrats qu'il faisait remplir n'avaient plus grand chose de légal. Il s'est même permis, ces derniers jours, d'embaucher un intérimaire... sans papiers !

Cette première victoire, les salariés la doivent d'abord à eux-mêmes, à leur détermination et à leur unité. Exploités depuis des années, ils travaillent sans compter. Mais la coupé était pleine. Soutenus sans relâche par la CGT et Droits devant, jour et nuit, ils ont donc tenu bon. Ce restaurant est ouvert tous les jours de l'année, même le 1er mai. Il ne ferme que le 1er janvier ! Il fait des millions de bénéfices, mais les employés n'en voient pas la couleur, eux qui travaillent des dix heures par jour, sans moyens de transports pour rentrer la nuit chez eux. Presque tous originaires de la région de Kayes au Mali, les grévistes ont souvent dû laisser leurs femme et enfants dans leur commune d'origine.

La CGT et Droits devant ont donc été des acteurs essentiels pour organiser l'action, tenir dans la durée, négocier avec les employeurs, être des interlocuteurs crédibles auprès du Sous-préfet.

Avec les militants communistes, nous avons été des soutiens dès la première minute. Pour nous, tous les sans-papiers doivent être régularisés. C'est une question d'humanité. C'est une question intimement liée à l'histoire de la France, qui doit rester le pays des droits de l'homme et de l'accueil. Bien sûr, cette démarche politique doit s'accompagner de droits, notamment celui de vote aux élections locales, et d'une politique de coopération avec les pays d'origine de ces migrants.

Elus et militants de gauche ont été présents chaque jour, jusqu'à rédiger ensemble - communistes, socialistes, verts, LCR- un tract à la population, diffusé dans la ville à des milliers d'exemplaires. Les clients du restaurant, les visiteurs du Parc ont été très nombreux à signer la pétition.

Tous ces ingrédients ont permis d'en arriver là aujourd'hui.

Une fois les récépissés obtenus, il ne faudra pas baisser la garde. Il restera alors trois mois pour monter les dossiers de régularisation définitive.

Et puis d'ores et déjà, des salariés d'autres restaurants de la ville sollicitent l'aide de tous. L'action des salariés sans papiers a connu une avancée de poids. Elle doit continuer, avec tous.

 

Monsieur Rives, ayez l'esprit rugby, négociez et délivrez les contrats de travail !

sanpap2.jpgLes salariés sans-papiers de l'Ile Saint-Germain poursuivent leur action de grève depuis vendredi dernier. Epaulés par la CGT et Droits devant, ils ont aussi recueilli les signatures de soutien de centaines de passants. Les organisations de gauche sont aussi très présentes (PCF, PS, LCR), comme les élus.

Mais pour le moment, Monsieur Rives n'a pas souhaité s'asseoir autour d'une table de négociation. Il demande aux grévistes de reprendre d'abord le travail. Une provocation !

Alors que de nombreux élus communistes (député, sénatrice, conseillers généraux et moi-même) sommes intervenus auprès du Préfet, les choses avancent de façon contradictoire.

Des dossiers sont en cours d'examen, mais la justice a assigné en référé 9 des salariés. La décision est mise en délibéré jusqu'à jeudi. Personne ne comprendrait qu'alors que les grévistes sont prêts à négocier à tout moment, la justice décide de les expulser du restaurant.

La vigilance est de mise. A l'initiative des communistes d'Issy, l'ensemble des organisations de gauche devrait s'adresser à la population dans les tout prochains jours.

 

« Les salariés du restaurant de l’Ile Saint-Germain doivent pouvoir vivre dignement et sans peur ! »

Depuis hier matin, 18 salariés du restaurant très fréquenté de l’Ile Saint Germain ont décidé de se mettre en grève. Ils demandent à leur employeur un contrat de travail en bonne et due forme et à la préfecture des papiers leur permettant de travailler en toute légalité sur notre territoire.

Pour la plupart d’entre eux, ils sont employés dans ce restaurant depuis de nombreuses années. Ils vivent en région parisienne avec leur famille et ne demandent donc qu’à pouvoir travailler dans la dignité, sans menace d’être arrêtés.

Ils sont soutenus dans cette démarche par la CGT et l’association Droits devant.

J’ai tenu à être à leurs côtés dès le démarrage de leur action, pour soutenir ce juste combat pour la dignité humaine.

J’interviens auprès du Préfet pour qu’il régularise au plus vite et dans les meilleures conditions l’ensemble de ces salariés.

Issy les Moulineaux, le 31 mai 2008

 

Résistances d'hier et d'aujourd'hui

Jeudi dernier, les communistes, les Verts et la LCR appelaient à une nouvelle initiative pour le droit au logement pour tous. Si la pluie battante a arrêté notre élan, elle n'a pas découragé des dizaines d'Isséens à signer une pétition demandant plus de logement sociaux dans la ville. Ensemble, nous nous opposons aussi à la vente de logements sociaux et à l'abaissement du plafond de ressources pour accéder à un logement HLM. Des exigences qui ne sont pas du goût du maire. Devant les besoins immenses en matière de logement, face à l'absence totale de transparence des critères d'attribution, cette initiative ne sera pas la dernière, loin s'en faut. Face à tant d'injustices, il faut même amplifier la mobilisation.

Dimanche, devant le monument aux morts d'Issy les Moulineaux, l'esprit de résistance avait un héraut qui force le respect et l'admiration de tous en la personne de Guy Ducoloné, ancien déporté-résistant.Guy Ducoloné

Son discours fut à l'image de l'homme et de son engagement : un rappel de l'horreur et de la spécificité de la déportation mais aussi une alerte sur les résurgences du passé. Citant Bertold Brecht, il a redit que "le ventre de la bête immonde est encore fécond".

Je reproduis son discours en pièce jointe, pour ne pas en diminuer la portée.

Décidément, comme aimait à le répéter une autre grande résistante, Lucie Aubrac, "résister se conjugue au présent".

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