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Lysiane Alezard

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Pour vivre, Technicolor a besoin d'emplois pérennes

Déclaration de Lysiane ALEZARD Conseillère municipale d’Issy les Moulineaux (Front de gauche)

Depuis des mois, les salariés de Technicolor des sites d’Issy les Moulineaux, Rennes et Angers ont alerté les autorités publiques et sont intervenus contre les centaines de licenciements à la clé et la fermeture du site d’Angers.

Aujourd’hui, le tribunal a prononcé le redressement judiciaire du site d’Angers. Un immense gâchis, car le processus de démantèlement et de délocalisation en cours est une aberration économique et sociale. C’est aussi un scandale financier puisque Technicolor bénéficie de subventions de l’Etat français et de l’Union européenne. La cessation de la production de décodeurs aura pour résultat de priver la France d’une activité qualifiée et utile – l’élaboration de décodeurs.

Pourtant, l’arrivée annoncée de la banque JP Morgan dans le capital et d’un autre fonds d’investissements montraient que l’affaire semblait encore juteuse pour les profits !

Présente à vos côtés lors de la grande manifestation du 3 avril, je suis intervenue en conseil municipal, à Issy les Moulineaux le 12 avril, car près de 10% des emplois du site de notre ville sont menacés. Je réitèrerai cette démarche le 5 juillet prochain, lors de notre prochaine session.

Aujourd’hui, alors qu’une nouvelle audience est en cours, je vous apporte tout mon soutien. Vous êtes engagés dans la poursuite de l’action pour garantir des emplois pérennes et un respect des droits des salariés.

Je reste à vos côtés pour exiger du nouveau ministre du redressement productif qu’il entende ces revendications, fasse cesser le processus de démantèlement et obtienne des dirigeants de Technicolor un nouveau projet de développement respectueux des salariés et des territoires concernés.

 

Conseil municipal du 9 février : d'où vient cette peur du débat ?

Jeudi dernier, le bâillon était de mise. Pourtant, au menu, le vote sur le budget primitif 2012, un moment pour le moins important. Mais non, les interventions des élus de l'opposition, surtout des élues, sont au mieux malvenues, au pire ineptes, sans intérêt, hors sujet... Bref, dans la ville de l'e-démocratie, c'est bien le règne du virtuel !

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Mes voeux aux Isséens, au nom du Front de gauche

Chers amis, bonsoir et merci pour votre présence qui assure à ce moment une convivialité et une chaleur qui fait beaucoup de bien par les temps qui courent.

Au nom des militants isséens du Front de gauche, je tiens à vous présenter nos meilleurs vœux pour cette année 2012. Des vœux de bonheur pour vos familles, vos proches, des vœux de changement pour notre ville et notre pays, des vœux de solidarité et de paix dans le monde, je pense tout particulièrement au Proche-Orient et au peuple kurde.

Le Front de gauche à Issy les Mx, ce sont des organisations politiques (PC-PG), des mouvements politiques (Convergences alternatives), des mouvements (Mpep), des militants syndicaux et associatifs, des citoyens soucieux de l’avenir. Nous avons commencé à nous connaître en 2005 au moment du formidable débat autour du traité constitutionnel européen, puis nous avons cheminé douloureusement au moment des collectifs citoyens de 2007, nous avons mené une campagne rassembleuse lors des dernières élections régionales et cantonale, et nous avons su surmonter toutes nos différences pour construire une nouvelle dynamique à gauche, du local au national.

L’année 2012 est une vraie chance, celle de participer et d’encourager un grand débat national sur des choix essentiels pour nos vies. Avec les élections présidentielles puis législatives (chronologie bien anti-démocratique), nous avons la possibilité de faire grandir des exigences fortes de changement profond et de faire renaître l’espoir qui nous fait tant défaut. C’est je crois ce à quoi contribue énergiquement et efficacement notre candidat à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon. Quel que soit le score de notre candidat, et nous allons tout faire pour qu’il soit gagnant, il faudra un maximum de députés du Front de gauche pour imposer de mettre en œuvre une politique de gauche à l’Assemblée nationale.

Pendant les prochaines semaines, les prochains mois, avec vous et avec des milliers d’autres, nous l’espérons, nous allons pouvoir porter, présenter, promouvoir, décliner un projet qui unit toutes les composantes du Front de gauche – l’Humain d’abord ! Ce beau rêve de remettre les citoyens, hommes et femmes, au cœur de la société, au cœur d’un projet politique, nous allons tout faire pour qu’il devienne réalité.

Car la réalité d’aujourd’hui n’est plus supportable, pas plus pour les Français que pour les Grecs, les Italiens, les Espagnols et les Portugais, qui souffrent des mêmes maux – les conséquences du capitalisme et du règne absolu des marchés financiers !

L’Humain d’abord, on en a bien besoin !

Mais pour y arriver, pour l’imposer, il faut avoir le courage politique de procéder à des ruptures importantes par rapport aux politiques menées jusqu’ici. Il faut oser prendre l’argent là où il est, remettre en cause des logiques de marché, la toute puissance des banques et des agences de notation, la concurrence libre et non faussée des traités européens !

Voyons ensemble ce que cela changerait, à partir de quelques exemples :

- Nous proposons qu’une des premières mesures législatives soit de porter le Smic à 1700 euros. Alors que la moyenne des salaires se situe autour de 1000 euros, ce changement radical permettrait aux salariés concernés de vivre mieux et relancerait la croissance. Nous ne lâcherons pas non plus sur la retraite à 60 ans et la durée du temps de travail de 35 heures, mesures qu’on peut financer en taxant ceux qui ne contribuent pas à la justice sociale – les revenus financiers.

- Véritable souffrance pour une majorité de Français, notamment les jeunes, nous voulons garantir un logement accessible pour tous. « L’humain d’abord », cela passe par l’interdiction des expulsions locatives (et nous sommes concernés à Issy), la construction de 200000 logements par an. Avec Bastien Lachaud, nous proposons d’agir contre les surloyers, avec une pétition contre cette mesure des plus injustes, pour imposer, dans notre communauté d’agglomération, un plan local de l’habitat exonérant nos communes de cette surtaxe. Nous soutenons aussi la démarche lancée par Eric Cantona pour faire du logement une priorité nationale et agir contre le mal-logement.

- L’ »humain d’abord », c’est, comme nous le proposons dans le cadre d’une VIème République, accorder le droit de vote aux étrangers et régulariser les sans-papiers. A ce sujet, je souhaite dédier notre soirée à Fazia, jeune femme algérienne sans papiers que je parraine.

- Placer l’Humain d’abord, c’est empêcher que de grands banquiers dirigent les pays européens et rompre avec les pactes et les traités qui visent à supprimer les services publics et les droits citoyens. Comme candidats, nous portons l’assurance que le Front de gauche ne votera en aucun cas la « règle d’or » des Sarkozy et Merkel. Aujourd’hui, les populations d’Europe s’enfoncent dans la misère – partout, ou presque, les gouvernements ont opté pour l’hyper-austérité. Mais partout en Europe, la révolte gronde. Plus JL Mélenchon aura de voix, plus Bastien et moi aurons de voix et plus nous serons en mesure d’inverser cette politique dévastatrice.

- D’autant que notre circonscription (Issy-Vanves-Meudon-Boulogne) est jusqu’ici détenue par un fervent défenseur de la casse des services publics – André Santini. Il s’est tellement appliqué à défendre les dossiers locaux et nationaux à l’Assemblée nationale qu’en 5 ans de mandat, il n’est jamais intervenu en séance et a été très peu présent globalement. Dans la campagne à venir, nous aurons l’occasion de dénoncer ses choix politiques au Fort, en matière d’urbanisme notamment, mais aussi de faire des propositions alternatives. Je pense notamment à la baisse des impôts locaux que notre maire a annoncée lors de ses vœux et qui ressemble surtout à un nouveau cadeau fiscal aux plus riches, à quelques mois des élections.

Tous ces défis, nous voulons les relever avec vous pour que dans chaque quartier, chaque entreprise, nous fassions renaître l’espoir. Pour que celles et ceux, nombreux, qui ont pris pour habitude de s’abstenir, reprenne le chemin de la participation citoyenne.

Et comme vous le voyez, avec Bastien, nous sommes de taille à relever tous ces défis !

 

A Issy... à propos des blogs et de la laïcité

Je reprends le fil de mon blog interrompu ces derniers mois faute de temps. Ce faisant, je prends l'immense risque de faire partie de ceux que la majorité municipale qualifie, dans sa dernière tribune de Point d'appui, de "personnes pas toujours recommandables sur le plan éthique !" Le billet, dans son ensemble, est un appel à peine voilé à la censure des "blogs politiques" opposés aux "blogs citoyens" eux aussi jugés peu fiables lorsqu'ils parlent d'environnement !

Qui donc est cette majorité municipale, qui montrent ses muscles, pour en arriver à crier "haro sur les blogs" ? Sans aucun doute, le mauvais résultat de l'UMP dans les Hauts-de-Seine et à Issy en particulier, même si le siège de M. Subrini a été sauvé de justesse, est passé par là ! Il ne s'agit donc pas d'une démonstration de force, mais plutôt d'un aveu de faiblesse. Qu'osé-je ? Je m'expose à être taxée de faire "de la critique systématique sans projet concret, le jeu de la démagogie de récupération politicienne sans engagement moral et responsable" (voir ce billet du mois d'avril) !

Puisque de projet il est question, on me permettra de m'indigner, une fois encore, de la confusion que M. Santini entretient sur la laïcité, décidément bien malmenée ces temps-ci ! La laïcité, c'est la liberté de conscience et l'égalité de traitement des citoyens, en respectant l'autonomie du politique et du religieux ! Or, Monsieur le maire, dans un courrier aux conseillers municipaux, nous informe que le 1er mai prochain, à l'occasion de la béatification de Jean-Paul II à Rome ce même jour, la municipalité "souhaite s'associer à cet événement religieux", en espérant que nous serons de la fête.

Eh bien non, mille fois non ! J'ai trop de respect pour les croyants pour ne pas faire dans la confusion des genres ! Des élus de la République se doivent de respecter l'un de ses fondements essentiels, la laïcité. Les engagements personnels sont une chose, les mandats républicains une autre.

Le 1er mai, comme à mon habitude à Issy, je proposerai des brins de muguet avec mes camarades communistes, pour que tous ensemble, nous fassions bouger ce vieux monde !

 

Tentative de dialogue avec des partisans de la réforme des retraites

Ce matin, sur le marché Corentin Celton d'Issy les Moulineaux, je distribuais un tract contre la réforme des retraites avec 3 camarades. Globalement, l'accueil fut bon, très bon même. Mais pour la première fois aussi depuis le début du mouvement, les partisans du projet Woerth-Sarkozy se sont fait entendre. Et les poncifs, les clichés ont fait florès. Petit écho de cette matinée militante : - "je suis pour le projet, vous défendez des positions de soixante-huitards" : passons sur le fait qu'en soixante-huit, je n'avais que deux ans. Mais, cher Monsieur, 68 ne vous a-t-il pas apporté des améliorations sociales considérables ? N'a-t-il pas fallu faire des grèves, bloquer le pays pour cela ? - "la vérité, c'est que vous ne voulez pas travailler, vous êtes des feignants, d'ailleurs, les enseignants, cette catégorie de feignants, obligent les jeunes à descendre dans la rue". On aurait envie de dire : "no comment", mais Monsieur qui donnez des leçons à tout le monde, vous qui êtes retraité, si ce projet de loi vous plaît tant, reprenez le travail. Sachez que parmi mes trois camarades, l'une d'entre elle a 63 ans. Elle a travaillé dès l'âge de 14 ans, pendant 46 ans ! - "j'ai travaillé jusqu'à 65 ans et je n'en suis pas morte !" nous lance une femme. Un monsieur s'en mêle : mais vous faisiez quoi comme métier ? Kiné, répond-elle. "eh bien c'est votre choix, mais moi je n'ai pas envie de travailler 45 ans pour toucher une retraite décente". Une petite agora s'est formée. De fait, nos grands-parents, nos parents, lorsqu'ils n'ont pas été touchés par le chômage, ont travaillé souvent jusqu'à 65 ans. Mais le progrès social, c'est travailler encore plus longtemps qu'au 20ème siècle ou c'est profiter un peu après 40 ans de travail ?

Bien vu l'artiste, "le lutte des classes".

RDV les 28 octobre et 6 novembre pour poursuivre le mouvement.

 

A. Santini : soif de pouvoirs et réécriture de l’histoire

appel Gal de GaulleLe 18 juin dernier, j’ai participé à l’hommage rendu par la municipalité à l’Appel du 18 juin. 50 ans après, il m’a semblé naturel de contribuer à la valorisation de l’histoire de la Résistance dont le Général de Gaulle fut l’un des acteurs de premier plan. Et là, mauvaise surprise, M. Santini entame son intervention par une minute de silence… au Général Bigeard ! Ce dernier a fait partie des forces françaises libres et à ce titre un résistant. Mais comment, au moment où l’on célèbre l’action de Français qui ont refusé l’inacceptable, qui se sont opposés au régime nazi et à celui de Vichy, encenser celui qui, par la suite, avec d’autres, a fait l’apologie de la torture en Algérie contre des militants de l’indépendance, des Henri Alleg et Maurice Audin !

Ce n’était pas encore suffisant. M. Santini a jugé bon d’emblée de faire passer les communistes pour des collabos de la première heure, en s’appuyant sur le pacte germano-soviétique ! Ce pacte a semé le désarroi de la plupart des militants communistes, mais faut-il lui rappeler la déchéance des députés communistes prononcée en 1939 par les autorités françaises, parmi lesquels Gabriel Péri, emprisonnés par le régime de Vichy, y compris en Algérie ? Faut-il lui rappeler les étudiants communistes à la tête de la première manifestation du refus de l’occupation, le 11 novembre 1940 ? Faut-il souligner, une fois de plus, l’engagement des Guy Môquet, Jean-Pierre Timbaud, martyrs de Chateaubriant en 1941 et des milliers d’autres, qui aimèrent la vie « à en mourir » ? Tout près de nous, ce fut le cas de Victor Cresson, maire de notre commune au début de la guerre et qui a fait acte de résistance dans les tout premiers jours du conflit, puis fut arrêté, déporté ; il n’en est jamais revenu.

Lorsque M. Santini appelle à continuer à faire du courage et du refus de la compromission des valeurs actuelles, on aimerait qu’il traduise ces propos dans les faits : si la Fonction publique a besoin de réforme et de modernisation, c’est pour mieux répondre encore aux besoins croissants des habitants et des salariés en la matière. Certainement pas pour accélérer la casse actuelle de tous les acquis du Conseil national de la résistance, comme la fonction publique, les retraites, la Sécu, les services publics – autant de projets de progrès social décidés et mis en œuvre dans une France exsangue. On aimerait aussi qu’il se lève contre les rafles de sans papiers, dont des enfants.

Ce qui est sûr, c’est que M. Santini a de la constance. Secrétaire d’Etat à la Fonction publique, il a introduit le contrat de droit privé et accéléré le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, ainsi que la suppression de dizaines de milliers de postes. Jeudi dernier, alors que des millions de Français manifestaient contre le recul de l’âge de la retraite, il présidait une réunion du Sedif (syndicat des eaux d’Ile de France) pour avaliser le choix d’attribuer à Véolia le nouveau contrat de distribution d’eau potable des 133 communes membres du Sedif. Malgré les remarques peu amènes de la Chambre régionale des comptes sur le type de contrat de « régie intéressée ». Et après avoir refusé tout débat public sur le mode de gestion de l’eau en Ile de France, alors que Paris vient de revenir à une remunicipalisation de la distribution de ce bien public de l’humanité.

L’agenda de M. Santini est déjà très chargé ; il pourrait s’alourdir encore… Pensez donc : le député-maire et encore conseiller régional, président donc du Sedif et de l’agence de bassin Seine-Normandie, vice-président de la nouvelle communauté d’agglo GPSO, ancien ministre, s’apprête, à 70 ans, à cumuler ces nombreuses fonctions avec la présidence de la nouvelle Société du Grand Paris. N’en jetez plus ! Quelle conception de la démocratie et du partage des pouvoirs !

Décidément, de cette vision là du passé, du présent et de l’avenir, il est temps de passer à un projet de société fondé sur la justice sociale, l’égalité, la démocratie. Un autre monde, quoi.appel C.Tillon

 

Corentin Celton, un défenseur courageux des services publics

corentin 2010Vendredi dernier, les associations d'anciens combattants et la ville d'Issy les Moulineaux ont organisé, comme chaque année, le fleurissement des plaques de déportés et résistants de la commune. 43 plaques, 43 noms d'hommes, de femmes, d'enfants qui marquent l'histoire locale. 43 citoyens qui ont perdu la vie parce que résistants, communistes, syndicalistes ou/et juifs.

Parmi eux, Corentin Celton, qui a donné son nom à l'hôpital d'Issy. une cérémonie particulière était organisée dans l'enceinte de cet établissement, en présence de représentants de tous les syndicats de salariés et de la directrice des relations publiques.

Comme petite-fille de déportée membre de la Fndirp, mais aussi comme conseillère municipale, j'ai pu rendre un court hommage à cet homme exécuté au Mont Valérien en 1943. En voici le texte :

Madame la directrice, Mesdames et messieurs les responsables syndicaux et représentants des salariés, Mesdames et messieurs les responsables d’associations d’anciens combattants,

Devant ce monument, nous honorons la mémoire d’un homme d’engagement, d’un homme courageux, d’un homme qui n’a eu de cesse d’agir pour une société plus humaine.

Corentin Celton n’a rien d’un héros lorsqu’il arrive à Paris de sa Bretagne natale, où il était marin pêcheur et devient agent hospitalier, à Saint-Antoine puis aux Petits ménages (qui porte son nom depuis 1945). Il y est délégué syndical, mais aussi militant communiste. Avant la guerre, il est secrétaire de la Fédération CGT des services publics. Il y a défend déjà l’idée d’un droit à la santé et de conditions de travail dignes. Mobilisé en 1939, sa conduite lui vaut l’attribution de la croix de guerre.

C’est naturellement qu’il entre dans la Résistance et anime, clandestinement, un comité de résistance du personnel hospitalier. S’il est arrêté en mars 1942, c’est sur dénonciation du directeur de l’assistance publique du moment, Monsieur Gas. Il lui signe là son arrêt de mort – condamné à quatre ans de prison, Corentin Celton sera fusillé au Mont Valérien en décembre 1943, après avoir enduré les conditions impitoyables de la prison de la Santé.

En ce jour de commémoration, l’actualité du combat de Corentin Celton, confronté à la barbarie nazie, je la trouve dans les propos qu’il a écrits quelques heures avant d’être fusillé : « j’ai lutté pour un monde meilleur. Il me reste ma fierté, au moment où je vais payer de ma vie mon attachement à mon idéal politique. «

Cet idéal, c’est un engagement au service de l’intérêt général, fait de générosité, d’abnégation, de respect et de tolérance.

Soixante cinq ans après la libération des camps de la mort, voilà un engagement d’une grande actualité.

 

Paul Bardin, un homme de justice et de paix

Hier, j'ai appris le décès de mon ami Paul Bardin, installé depuis quelques temps à Issy les Moulineaux, chez les Frères de la Charité, dans ma rue.

J'ai connu Paul il y a près de vingt ans, au Mouvement de la Paix dont il était l'un des responsables dans les Hauts-de-Seine et particulièrement au sein du comité de Colombes qu'il animait. Encore actif dans son entreprise, prêtre-ouvrier, il s'y engageait sans compter, avec le souci constant d'y faire participer les jeunes et d'y développer un projet d'éducation populaire.

Sa foi catholique lui conférait un engagement fondé sur des valeurs humaines et humanistes fortes.

Communiste, il l'est resté jusqu'au bout, malgré l'âge, la maladie ; il était encore des nôtres tout récemment, localement, pour le droit au logement et soutenir les sans papiers.

Cher Paul, ta fidélité, ta détermination, ta modestie vont nous manquer. Mais j'y puise une volonté redoublée d'agir pour ce monde de paix et de justice auquel tu aspirais. Merci.

 

Régionales : réjouissances et regrets

Dimanche 21 mars : défaite cinglante de la droite de Nicolas Sarkozy aux élections régionales, avec une forte abstention de colère. Evénement peu banal : la droite est minoritaire dans les Hauts-de-Seine et à Issy les Moulineaux, le député maire André Santini, tête de liste UMP dans le 92 et ancien ministre de Sarkozy, est derrière la gauche !

Savourons de moment rare où l'arrogance et le mépris si souvent affichés par le maire ont été sanctionnés avec la politique du logement de standing, l'urbanisme béton, la casse des services publics et de la fonction publique et des pratiques autoritaires de gestion.

Pour les Isséens qui aspirent à vivre mieux et à une ville pour tous, voilà un sacré encouragement à poursuivre les actions pour le logement social, pour une vie associative dynamique et une ville solidaire et durable.

Regrets aussi que le Front de gauche n'ait pas fait réélire des candidats comme Claire Villiers, vice-présidente sortante à la démocratie régionale qui a su innover dans les pratiques, les mises en réseaux et les idées. La faute à des pratiques politiques, je devrais dire politiciennes qui n'honorent pas les partis qui les développent.

Il est temps d'inventer de nouvelles façons de militer, de faire de la politique où les citoyens soient partie prenante et décideurs de bout en bout.

J'espère que demain mardi 23 mars, la journée d'actions initiée par les syndicats sera le début d'un printemps social fort avec des perspectives politiques de réel changement.

Il y a urgence !

 

Assurer une large victoire à la gauche en Ile de France - lettre ouverte pour le second tour

marché ste lucie 2010Madame, Monsieur,

Dimanche dernier, lors du premier tour de l’élection régionale, la droite de Sarkozy, Fillon et Santini ont subi un premier revers, notamment en Ile de France. La tête de liste UMP, Valérie Pécresse, n’obtient que 27,8% des voix avec une abstention très forte, notamment à droite. A Issy les Moulineaux, la participation est historiquement basse (seulement 47%) et André Santini, tête de liste dans le département, fait à peine 35% des voix. La gauche, du coup, est presque majoritaire face à notre député-maire, ce qui est suffisamment rare pour être souligné.

Bien sûr, le score du Front national (11,2 au plan national), y compris ses 5% à Issy les Moulineaux, est très préoccupant. Il est l’une des conséquences dramatiques de la politique de Sarkozy.

Le Front de gauche obtient 6,5% en Ile de France et 3 ,92% à Issy les Moulineaux, autant qu’aux précédentes élections européennes. Je remercie vivement les 715 électeurs qui ont eu l’audace et la détermination de voter pour notre liste, qui portait les exigences fortes d’une région solidaire, écologique et citoyenne.

Au second tour, nous avons souhaité fusionner avec le parti socialiste et ses partenaires, et Europe écologie, pour donner toutes les chances à la gauche d’emporter cette région et de faire reculer le plus possible la droite. C’est très important pour la suite : nous avons besoin de créer toutes les conditions d’une remise en cause de la politique de Sarkozy et de tout le mal qu’elle nous fait chaque jour.

J’ai accepté d’être sur cette liste au second tour dans les Hauts-de-Seine, où je serai la seule représentante d’Issy les Moulineaux. Je le fais pour donner toutes les chances aux candidats issus du Front de gauche d’être élus et de continuer à porter ce pour quoi nous nous battons depuis des mois.

En faisant cette alliance, nous n’en rabattons pas sur notre volonté de changer en profondeur la société et la région. Nous voulons donner un signal fort d’espoir à tous ceux qui, comme vous, souhaitent voir reculer les injustices et triompher le droit, la justice sociale, la solidarité.

En votant et en faisant largement voter pour la liste «Huchon 2010 – la gauche et les écologistes rassemblés pour l’Ile de France », y compris de la part d’électeurs qui ne se seraient pas déplacés au premier tour, nous pourrons faire subir une lourde défaite à la droite, et à André Santini.

Si cette liste fait un très bon score, ce sera un point d’appui appréciable pour poursuivre nos actions et combats communs pour le logement social, des transports de meilleure qualité et moins chers pour tous, une politique de l’emploi dynamique, un développement durable et solidaire.

Je compte sur vous et vous dis très bientôt, cette semaine et dans les prochains mois.

Bien cordialement,

 

Monsieur Santini siègera-t-il ?

Parrain SantiniIl y a quelques jours, Monsieur Santini a obtenu d’être tête de liste UMP dans les Hauts-de-Seine pour la prochaine élection régionale en Ile de France. Maire, député, faut-il le rappeler, il est aussi président du Syndicat des eaux d’Ile de France (144 communes), de l’agence de l'eau Seine-Normandie et de la communauté d’agglomération Arc de Seine. Vous avez dit cumul de mandats ?

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Grand Paris Seine ouest : où sont passés les habitants ?

Conseil municipal extraordinaire

Fusion des communautés d’agglomération Arc de Seine et Val de Seine

Mardi 9 juin 2009

Intervention de Lysiane Alezard

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Du poisson d'avril à la Bande à Baader

Le précédent billet n'avait de réalité que celle d'un poisson d'avril. M. Santini reste bel et bien président du Sedif. Dont acte, mais j'espère que l'exigence d'une gestion publique de l'eau finira par l'emporter en Ile de France et dans le plus grand nombre de collectivités possible.

Ce qui ne relève, hélas, pas du poisson d'avril, c'est la façon dont s'est déroulée la séance du conseil municipal du 2 avril.

Une heure avant, une action pour le droit au logement, à l'initiative de tous les partis de gauche, de syndicats, d'associations et de citoyens avait permis de réunir une centaine de personnes, de recueillir encore de très nombreuses pétitions et de témoignages de mal-logés. Une suite s'impose dans les toutes prochaines semaines, pour que toutes les personnes en difficultés soient enfin écoutées en mairie et qu'une politique de logement vraiment social soit décidée.

Nombreux furent les Isséens actifs pour le droit au logement à venir dans le public assister au conseil municipal. Pour beaucoup, c'était une première. Ils en ont pas cru leurs oreilles quand le maire a traité les élus de la gauche et des verts de "Bande à Baader". Rappelons que ces militants avaient, dans les années 1970, en Allemagne, opté pour un mode d'action politique ultra-violent, voire terroriste.

Puis, ce fut un voeu présenté par les élus de M. Santini, qui nous enjoignaient, comme élus de la gauche et des verts, de présenter des excuses publiques, rien que ça ! En cause, une manifestation que nous avions initiée ensemble, le 13 février dernier, devant la mairie, pour protester contre la censure et le mépris dont nous sommes victimes au conseil municipal. Des sifflets auraient été entendus contre le chef de la gendarmerie nationale. Ce n'est pas cette personne qui porte plainte. Ce n'est pas cette personne qui était sifflée...

Le reste fut une succession de tentatives d'intimidation, de contre-vérités, de virulence verbale inacceptable dans une enceinte démocratique.

 

Pourquoi, moi, élue communiste d’Issy les Moulineaux, j'ai quitté le conseil municipal de jeudi, avec mes collègues de la gauche et des verts

Jeudi 5 février, le conseil municipal se réunissait avec deux points majeurs à l’ordre du jour : la fusion de notre intercommunalité avec celle de Boulogne et Sèvres, et le budget 2009 de la commune. Un autre point important concernait l’attribution de subventions aux associations.

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L'urgence d'un logement digne pour tous !

Jeudi 4 décembre, dans le cadre de la semaine régionale de l'Egalité avec pour thème "les discriminations, c'est non", j'avais pris l'initiative d'une action sur le logement. Elle est devenue l'initiative des organisations de gauche, de militants associatifs et de citoyens solidaires des mal-logés.

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Place de la gestion publique de l'eau

eau_20publique.jpgLa majorité du SEDIF a décidé, le 11 décembre, à bulletin secret, de confier de nouveau la gestion de l'eau en Ile de France au privé. Deux jours avant cette échéance, avec les élus socialistes et vert, j'ai pris part à une action symbolique sur la place de la mairie. Malgré un vote que je juge contraire au droit fondamental à l'eau, le débat n'est pas clos.

 

L'eau en question à Issy

eau trop cherL'eau, c'est la vie... L'eau, c'est notre bien commun. Or, si dans le monde, ce bien précieux est à 95% un service public, ce n'est pas le cas en France. Encore moins en Ile de France... jusqu'à la décision du conseil de Paris, le 24 novembre, de repasser d'une gestion privée à une gestion publique directe. Tel était l'objet du débat public qui a réuni, hier soir, près de 70 participants.

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Rencontres autour de La Poste

La posteSamedi dernier, les militants et élus de gauche étaient présents devant les quatre bureaux de poste de la ville. Les communistes avaient en effet suscité une action commune, en vue de la journée nationale de manifestation contre le changement de statut de la Poste, qui aura lieu le samedi 22 novembre prochain.

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"Jamais je ne la relogerai !"

Hier soir, à la fin du conseil municipal, j'ai voulu parler à l'adjoint au logement de la ville pour qu'il reçoive une personne retraitée expulsée qui dort dans un garage depuis plusieurs jours.

Voici ce qu'il m'a répondu : "vous savez pourquoi elle a été expulsée ? Non, vous ne savez pas, mais je ne peux pas vous le dire. Vous feriez mieux de vous occuper d'autres gens que ça. Jamais je ne la relogerai ici. Elle n'a qu"à aller à Malakoff, ça vous fera une voix de plus."

Sans commentaire.

Si, juste un : à quoi servent les élus s'ils ne sont pas à l'écoute des plus démunis ? Des propos intolérables, qui appellent des actions plus fortes pour faire respecter le droit au logement !

 

Avis contraires pas conseillés au conseil municipal

Hier soir, jusqu'à minuit et demi, le conseil municipal a siégé et débattu de plus de 50 délibérations. Les points essentiels portaient sur l'urbanisme (révision du plan local), l'externalisation des ressources humaines et la privatisation du Paci (palais des arts et des congrès). Comme toujours, il fut bien difficile d'émettre des avis contraires au point de vue de la majorité. Comme trop souvent, les points de vue des élus de gauche mais aussi du Modem, une fois n'est pas coutume, ont été résumés de façon caricaturale. Comme l'a laissé entendre une élue de droite, "il y a des élections régulièrement, ça suffit, pas besoin de redemander toujours leur avis aux gens".

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