Jean Ferrat vient de nous quitter, à quelques jours du printemps. Je ne le connaissais pas, je ne l'ai jamais rencontré, mais j'ai l'impression de perdre un ami proche. Un grand poète, un homme engagé, un chanteur qui a longtemps payé au prix fort le fait d'avoir toujours refusé la facilité, d'avoir toujours proclamé haut et fort son idéal.
Des dizaines de titres et de paroles me reviennent en mémoire, mêlant amour, poèmes d'Aragon, espoir, colère, hommage à la montagne, respect pour les poètes de la Résistance, horreur de la guerre...
Merci à mes parents de m'avoir bercée de ses chansons.
Merci, Jean Ferrat, pour votre courage, votre fidélité à des idées de justice et de solidarité, merci pour ces paroles et ces musiques que je ne suis pas près d'oublier.
"Je pense à toi, Desnos, qui partis de Compiègne
comme un soir en dormant, tu nous en fis récit
accomplir jusqu'au bout ta propre prophétie,
là-bas où le destin de notre siècle saigne..."
Hier soir, lors de la discussion à la Région du budget consacré à l'action internationale et européenne, je suis intervenue au nom du groupe CACRPG. J'ai dédié mon intervention à Salah Hamouri, étudiant franco-palestinien de 25 ans, qui va passer son cinquième Noël en prison. Il a été condamné pour une action qu'il n'a jamais commise par un tribunal militaire israélien qui lui reproche avant tout son opposition à l'occupation des territoires palestiniens.
Il est aujourd’hui en prison depuis 1740 jours.
A l’heure où il est question, et ce serait une très bonne chose, de la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit, nous adressons tous nos vœux de libération à Salah. Nous souhaitons que le Président de la république s’y emploie pleinement, comme il le fait pour tous les autres prisonniers français dans le monde.
Pour qu'en 2010, Salah soit enfin libre !
Dans les prochaines semaines, le gouvernement souhaite faire passer à marche forcée plusieurs projets de loi qui remettent en cause les moyens financiers et les compétences des collectivités locales. Contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire, il ne s'agit pas que d'un problème de nombre d'élus. L'ambition est des plus graves pour la démocratie.
"L'armée du crime", du cinéaste Robert Guédiguian, retrace les combats et les engagements du groupe Manouchian. C'était il y a plus de 65 ans, et pourtant... les valeurs défendues par ces "vingt et trois" restent d'une grande actualité. Epoques bien différentes mais où la résistance continue d'être nécessaire.
C'était il y a tout juste soixante sept ans... Rosette avait à peine 8 ans, son petit frère Paul tout juste 4. Au tout petit matin, la police française est venue les chercher, parce qu'ils étaient juifs. Pour les emmener, avec leur mère, au gymnase Japy, dans le onzième arrondissement. De là, c'était direction assurée vers le tristement célèbre Vel d'hiv, pour partir vers les camps d'extermination.
Je reviens tout juste d’une délégation en Palestine et en Israël, à l’initiative de l’association nationale des élus communistes et républicains (ANECR) et de l’association des villes françaises jumelées avec des camps de réfugiés (AJPF). Nous étions 108, pour la plupart des élus de toutes la France, du conseiller municipal au sénateur. De très nombreux jeunes élus, des maires, une grande diversité d’origines. Mais aussi des responsables d’associations, de syndicats, des journalistes et le cinéaste Robert Guédiguian.
Le président du Sedif, réélu en décembre dernier à la tête du syndicat, vient de se rendre à l'évidence. Sa mission au secrétariat d'Etat à la fonction publique est trop prenante - il lui faut travailler au non-remplacement dans les meilleurs délais d'un fonctionnaire sur deux.
15 jours de nuit noire, sans eau, avec pour seuls bruits ceux des armes de l'artillerie et de l'aviation israéliennes. C'est ce que subissent au quotidien les 1,5 million d'habitants de la bande de Gaza ! Comment le monde peut-il laisser faire ?
Mumia Abu Jamal attend dans les couloirs de la mort depuis 1981, date à laquelle la justice américaine l'accuse d'avoir tué un policier blanc. Ce qu'il a toujours nié. Mais Mumia est noir, comme journaliste, il est connu pour être la "voix des sans-voix".
