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Lysiane Alezard

Les salariés du commerce interdits de vote ?

grand_magasin.jpgL'un des constats majeurs du premier tour des régionales, c'est l'abstention massive. Toutes les raisons de cette crise démocratique restent à analyser en profondeur.

Mais alors que d'aucuns prônent le vote obligatoire, des milliers de salariés du commerce, notamment en région parisienne, ne pourront pas voter. Les grands magasins parisiens ont en effet décidé d'ouvrir toute la journée le 21 mars, jour du second tour des régionales.

La question concerne d'ailleurs tout aussi bien les salariés des enseignes alimentaires qui ouvrent désormais le dimanche jusqu'à 13 heures et de plus en plus souvent jusqu'au soir. Ces citoyens n'ont donc le droit ni au repos, ni à la vie de famille, ni au droit d'expression démocratique des élections !

Qu'en dit le la tête de liste UMP André Santini, maire d'Issy les Moulineaux qui a accordé l'autorisation d'ouvrir le dimanche aux enseignes Monoprix et Inno ?

Les syndicats du commerce ont alerté la direction des grands magasins et les candidats. . Si nous sommes tous consommateurs, nous sommes tous concernés par cette situation. Nous y pouvons quelque chose puisque dans chaque commune, le Préfet donne l'autorisation de l'ouverture du dimanche, après consultation des maires.

 

Lettre ouverte aux électeurs de gauche encore indécis

DSC_0687.JPGMadame, Monsieur,

Dimanche 14 mars prochain, nous allons élire nos nouveaux conseillers régionaux en Ile de France. Le résultat du vote aura une grande importance pour notre région mais aussi pour notre pays.

C’est pourquoi j’ai pensé utile de vous dire pourquoi j’ai décidé de m’engager au sein de la liste « Ensemble à gauche » dans les Hauts-de-Seine, en espérant que vous soutiendrez ce choix. Cette liste est conduite par Pierre Laurent en Ile de France et par Pascale le Néouannic dans notre département.

Comme vous, je ne supporte pas cette politique nationale de Nicolas Sarkozy et du gouvernement qui casse tous nos acquis sociaux, nos droits, qui diminue nos salaires, nos retraites et qui veut encore aller plus loin dans la remise en cause de tous les fondements de la République.

Comme vous, je ne supporte pas cette montée des injustices, des inégalités, cette dégradation quotidienne de l’emploi, du logement, les attaques contre l’école, la culture, la démocratie. Il faut dire STOP ! Et le 14 mars, nous en aurons l’occasion. Ne la gâchons pas ! Les grands patrons, ceux qui payent l’impôt sur les grandes fortunes, ceux qui habitent Neuilly et les beaux quartiers, eux, n’oublieront pas d’aller voter ce jour-là pour défendre leurs intérêts !

Alors je vous encourage vivement à utiliser le vote « Ensemble à gauche » pour faire reculer Nicolas Sarkozy. Rappelez-vous aussi que dans les Hauts-de-Seine, le parti du président est représenté à cette élection par André Santini, celui qui ose déclarer «chez moi, on ne peut qu’être heureux ! » Quel mépris pour les 1300 demandeurs de logement ! Quel mépris pour les fonctionnaires qu’il a maltraités pendant qu’il était ministre ! Et en matière de démocratie, vous le connaissez : il ne respecte pas les élus, il insulte les élus de l’opposition, il limite les droits et les moyens des associations !

Comme vous, je rêve d’une région solidaire, citoyenne, juste ! Pendant ces six dernières années, j’ai siégé au Conseil régional, au sein du groupe communiste-alternative citoyenne-républicain. Nous avons pu faire avancer bien des projets, notamment le transport gratuit pour un million de personnes défavorisées, une politique dynamique de logements sociaux. Mais nous avons besoin d’être plus forts pour aller beaucoup plus loin, si nous voulons changer le quotidien des Franciliens et inventer ensemble une région.

Vous savez que en toutes circonstances, vous avez pu compter sur moi pour être dans l’action pour les sans-papiers, avec les mal-logés, avec les salariés en lutte, avec les enseignants pour la réussite scolaire… Ce sera le cas de mes co-listiers qui sont des élus, des militants, des salariés.

C’est ensemble que nous pouvons frapper un grand coup ce 14 mars, en donnant le maximum de poids à la liste « Ensemble à gauche « (parti communiste, parti de gauche, gauche unitaire, alternative citoyenne, république et socialisme, pcof, les alternatifs, m’pep).

Alors à Issy, le 14 mars, soyons les plus nombreux possible à taper sur la touche 7 de l’écran de vote !

Jusqu’au 14 mars, je reste à votre écoute, à votre disposition dans de nombreux lieux de rencontres. Je le resterai après le 14 mars.

A très bientôt, j’espère,

Bien cordialement,

 

Régionales : pourquoi je suis candidate sur les listes Ensemble à gauche

senat 19/01Le 14 mars prochain, nous élirons nos nouveaux conseillers régionaux. Elue sortante, j'ai accepté de participer à la liste Ensemble à gauche, qui rassemble de nombreux partenaires de gauche. Enjeu national pour faire entendre un signal fort contre la politique de Nicolas Sarkozy, ces élections ont aussi une dimension locale forte : quelle région capitale pour demain ? Pour qui ?

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Haïti douleur, Haïti solidarité !

HaïtiDevant la tragédie sans précédent vécue par le peuple haïtien, la solidarité s'impose de toute urgence... la coopération durable aussi !

La capitale d'Haïti, Port-au-Prince, vient de subir un tremblement de terre qui a tout dévasté et déjà fait un nombre terrifiant de victimes. L'élan de solidarité du monde entier fait chaud au coeur, il est plus que jamais indispensable. Cette catastrophe naturelle touche le pays le plus pauvre du monde, confronté depuis son indépendance de la France à une succession de gouvernements autoritaires, de dictatures, à une saignée de la part des institutions financières internationales.

Si un tremblement de terre ne peut être prévu, des constructions anti-sismiques peuvent en limiter considérablement les effets. Sans moyens, sans gouvernement ni autorités locales ayant les outils pour agir auprès des habitants, Haïti n'a pas pu se construire sur des normes de sécurité.

L'urgence impose une mobilisation de tous. Mais réfléchissons déjà aux années à venir, à la nécessaire reconstruction sur de toutes autres bases pour que dans un an, dans deux ans, Haïti ne soit pas remisée aux oubliettes ni de nouveau soumise à des relations internationales totalement inégales. C'est dans ce sens que l'association d'élus à laquelle j'appartiens, l'Anecr (www.elunet.org) a ouvert un compte spécial Haïti "Anecr solidarité".

C'est pour répondre à cette première étape de soutien indispensable que je me suis adressée au Maire d'Issy les Moulineaux jeudi dernier.

Vous aussi, dans la mesure de vos moyens, soutenez le peuple haïtien. Les associations sont nombreuses, comme le Secours populaire français qui intervient directement sur place.

Vous pouvez envoyer vos dons à : Secours populaire français, « Haïti urgence », CCP 2333, boîte postale 3303, 75123 Paris Cedex 03. Ou faites un don en ligne sur www.secourspopulaire.fr

Monsieur le maire,

Bouleversée comme nombre de nos concitoyens par le nouveau drame qui frappe la population haïtienne, je souhaiterais que notre commune puisse s'associer au grand élan de solidarité qui se développe dans notre pays.

Notre conseil municipal se manifeste régulièrement lors de catastrophes naturelles. J'imagine qu'il saura le faire lors de sa prochaine séance au profit d'Haïti. De nombreuses associations ont ouvert des comptes d'urgence. Je suis sûre que nous pouvons rapidement répondre à leur sollicitation.

Le peuple haïtien, déjà durement éprouvé par d'autres catastrophes récentes et par une succession de dictatures, se remettait tout juste des ouragans de l'an dernier et retrouvait un début de stabilité politique. Notre aide est plus que jamais nécessaire.

En vous remerciant de l'attention que vous voudrez bien porter à ma demande, je vous prie d'agréer, Monsieur le maire, l'expression de mes salutations distinguées.

 

J1 du traité de Lisbonne : pas de quoi être fier !

no 2 lisbonAujourd'hui, le Traité de Lisbonne entre en vigueur. C'est le texte que tous les libéraux européens attendaient avec une grande impatience... au point d'obliger le peuple irlandais à revoter et à revenir sur la demande qu'il avait faite en juin 2008- NO à ce traité.

Ce texte naît donc dans la douleur, puisqu'il est le résultat de toutes les manoeuvres anti-démocratiques possibles : adoption sans consultation populaire dans la plupart des pays et refus de prise en compte du vote quand il a pu avoir lieu !

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L'imposture de la taxe carbone

industrie polluanteLe consensus est assez large, le matraquage médiatique déferle... elle n'est pas assez élevée, il faut eller plus loin... La taxe carbone serait-elle devenue la clé de l'action publique contre le réchauffement climatique ? Enfin, la solution aurait été trouvée pour réduire la pollution automobile. Voire.

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Pour changer d'Europe, tapez 25 !

A Issy les Moulineaux, comme dans plusieurs communes des Hauts de Seine et de France, les électeurs voteront ce dimanche avec des machines. En Ile de France, avec 27 listes en présence, l'égalité entre les listes et entre les électeurs est fortement remise en cause. L'écran de la machine est rendu illisible : le nom des listes est en tout petit, aucun signe distinctif n'est présent. Alors faites passer le message, le 7 juin, pour changer d'Europe, votez Front de gauche, tapez sur la touche 25 !

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Un jeudi couleur d'espoir

manif3.jpg29 janvier-1Ce fut une belle et grande journée. Il faisait très froid, le soleil était au rendez-vous. Mais ce qui réchauffe le coeur, ce jeudi 29 janvier, ce sont les centaines de milliers de manifestants qui se pressent autour de la place de la Bastille. Boulevard Richard Lenoir, on ne peut plus passer.

Toutes les générations sont représentées. Tous les secteurs d'activités aussi. Le service public hospitalier, les collectivités territoriales, les transports, mais aussi les médias (RFI...), les activités culturelles (plusieurs théâtres), l'éducation nationale. J'aperçois même un cortège des salariés de Picard, qui "ne sont pas gelés"...

Les revendications sont multiples mais se rejoignent sur un point, comme le dit un slogan chanté à tue-tête : "les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, de cette société-là, on n'en veut pas !"

On apprend que dans des dizaines de villes de France, des records de participation ont aussi été battus. Plus de 2,5 millions de manifestants !

Cette journée donne confiance, elle donne de la force à tous ceux qui souffrent et se battent au quotidien pour une vie meilleure.

La balle est désormais dans le camp du gouvernement, pour qu'il entende les demandes de la rue.

 

Jeudi 29 janvier : tous ensemble dans la rue !

manif_retraites.jpgJeudi , je serai en grève et participerai à la manifestation parisienne. Cette journée d'action syndicale sans précédent depuis deux ans est une occasion formidable d'exprimer tout ce qui ne va pas dans ce pays, toutes les souffrances et de proposer des changements profonds de la politique française.

Je serai en grève parce qu'on ne peut plus accepter la régression du "travailler plus pour gagner plus". Pour vivre mieux, il faut que les salaires augmentent et préserver l'acquis de la réduction du temps de travail.

Je serai en grève parce que je ne veux pas que l'école maternelle soit sacrifiée, elle qui donne un accès égal à tous les enfants en leur prodigant une somme de savoirs et de pratiques uniques.

Je serai en grève pour défendre le droit du travail et conquérir de nouveaux droits, notamment de participation des salariés aux décisions dans les entreprises.

Je serai en grève, aux côtés des salariés du secteur public et de la fonction publique, pour préserver, développer et moderniser les services publics, garants d'une égalité sociale et territoriale indispensable.

Je serai en grève en solidarité avec tous les Isséens qui subissent de plein fouet la politique du gouvernement souvent relayée par la majorité municipale : hausse des loyers, nombre insuffisant de logements sociaux, casse des services publics municipaux, précarité de l'emploi...

En pleine crise financière, si on peut trouver des centaines de milliards d'euros pour renflouer les banques (et less inciter à continuer comme avant, comme si de rien n'était), on doit pouvoir trouver quelques moyens pour répondre aux besoins des populations.

A jeudi !

 

Accès au logement : les discriminations, parlons-en !

semaine égalitéComme conseillère régionale, j'ai souhaité m'inscrire activement dans la Semaine de l'Egalité initiée par la Région Ile de France, avec pour thème "les discriminations, c'est non !". Diverses organisations politiques, associations et syndicats ont répondu à ma proposition de tenir une initiative dans ce cadre, sur la question du logement. Elle aura lieu ce jeudi 4 décembre de 17h30 à 19h30, sur la place de la mairie, à la sortie du métro Mairie d'Issy. Elle alliera témoignages, prises de parole, informations sur les droits et construction d'une chaîne de la solidarité.

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They did it !

Le mot "historique" fait rarement partie de mon vocabulaire, mais pour une fois, je n'hésite pas à l'utiliser. Le mardi 4 novembre restera un jour marquant pour les Etats-Unis et pour l'humanité. L'élection massive de Barack Obama a tout d'un événement inédit dans un pays où, il y a quarante ans, Martin Luther King était assassiné pour avoir défendu les droits civiques et les pauvres. Un pays où le droit de vote pour les Noirs est récent, un pays qui vient de supporter 8 années de présidence Bush, synonyme de mépris, d'humiliation, de discriminations, de guerre forcenée, de spéculation financière et immobilière effrénées, d'un capitalisme tout puissant.

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Crise financière ou crise du système capitaliste ?

La crise en cours épargnera-t-elle l'Europe ? Et la France ? Et Issy les Moulineaux ? D'aucuns essaient encore d'y croire, comme si les événements de ces derniers mois, les faillites en cascade et la ruine de propriétaires américains n'étaient que conjoncturelles, un mauvais moment à passer en somme. Voire.

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Du manque de lits au manque d'instits et de profs

En cette rentrée scolaire, les établissements ont à souffrir de la suppression de 12000 postes. Et la saignée ne va pas s'arrêter là ! L'hémorragie doit se poursuivre. Le gouvernement la revendique. Avec le ministre Darcos, il préfère donner la priorité aux blouses, au mérite, à la remise de diplômes, à la discipline. Un véritable retour en arrière qui s'accompagne aussi d'une remise en cause de la laïcité.

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Une dernière fois aux côtés de Guy Ducoloné

Voici l'hommage que j'ai pu faire lors de ses obsèques, au nom des communistes d'Issy les Moulineaux

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Mesdames, Messieurs, Cher Daniel,

Il est bien difficile de rendre un hommage à la mesure de cette personnalité locale et nationale si marquante, si attachante. Guy n’aimait pas se mettre en avant.

Mais avec tous ses camarades communistes, nous voulons dire tout ce qu’il nous a apporté comme militant, mais aussi ce que cette ville d’Issy qu’il aimait tant et depuis si longtemps lui doit. C’était un honneur de compter parmi ses amis.

Vous me permettrez de m’adresser une dernière fois à lui.

Très cher Guy,

Lorsque l’on se réclamait de toi dans nos contacts dans les quartiers, au-delà de l’opinion de chacun, les éloges étaient toujours unanimes : Guy Ducoloné ? Quel homme remarquable, respectueux, chaleureux, proche des gens ! Tu semblais inusable et ta popularité éternelle.

Durant plus d’un demi-siècle, tu as été de toutes les luttes sociales et politiques d’Issy les Moulineaux- l’avocat de la cause arménienne, le lutteur infatigable auprès des salariés de nos entreprises, le défenseur des transports pour tous, de l’hôpital Corentin Celton.

Tu as été, sans relâche, un élu de terrain très présent dans la ville, allant même jusqu’à tenir une permanence tournante dans les cafés, pour aller à la rencontre des citoyens. Avec cette élégance et cette décontraction qui te caractérisaient. Ta voix chaleureuse, ton souci des habitants, tes plaisanteries faisaient le reste.

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Hommage à Guy Ducoloné

Lundi prochain, à partir de 15h15, un hommage national sera rendu à Guy Ducoloné, décédé hier à l'âge de 88 ans.

Guy, personnalité particulièrement attachante, toujours le mot pour rire, avait l'engagement communiste rivé au coeur. Il l'avait puisé de la lutte contre les ligues fascistes en 1934 puis le front populaire, qui lui permit de partir pour la première fois en colonie de vacances. Il s'est forgé aussi tout au long de ses années de résistance et de déportation qui l'ont marqué à jamais. Il en a tiré une détermination sans égale à combattre les injustices, le racisme, la haine, la guerre.

Guy avait une stature nationale, mais il reste une personnalité locale de premier plan, qui a compté et compte encore beaucoup pour notre ville. Combien de luttes menées aux côtés des salariés des entreprises industrielles, publiques, des services publics ? Combien d'interventions à l'Assemblée et au conseil municipal d'Issy, pour défendre le logement pour tous, un accès à la santé étendu. Il est d'ailleurs à l'origine de la construction de l'ensemble HLM-établissements scolaires de la rue de l'Abbé Derry.

Guy, nous avons beaucoup de chance de t'avoir eu comme camarade, toujours prêt à t'engager, à soutenir les causes justes, jusque tout récemment encore où tu avais tenu à intervenir pour soutenir l'action des salariés sans papiers de l'Ile St Germain.

Merci de nous avoir tant appris, de nous avoir donné courage et détermination, même dans l'adversité. Merci aussi pour ton rire si chaleureux, ton respect de l'autre, ton souci de transmettre aux plus jeunes les valeurs de paix et de solidarité.

Merci de m'avoir fait si souvent confiance.

Nul doute que lundi, ils seront très nombreux à saluer ta mémoire.

 

Au revoir, cher Guy

Guy DucolonéGuy Ducoloné vient de nous quitter à l'âge de 88 ans. J'ai eu l'honneur de bien le connaître depuis près de 20 ans. Je pleure un ami et un grand homme, une personnalité à l'engagement total. Sa foi dans l'idéal communiste ne l'a jamais quitté, car il ne supportait pas l'injustice, celle qui l'avait tragiquement marqué dans la déportation mais celle aussi qu'il a combattu pendant des décennies comme élu de tout premier plan, tant à Issy que dans les Hauts-de-Seine et à l'Assemblée nationale.

Très émue par sa disparition, j'y reviendrai dans un prochain message.

 

Audio-visuel public : les journalistes et personnels dans l'action

L Hier 500 000 personnes ont défilé dans toute la France pour préserver le système de retraite et s'opposer au démantèlement des 35 heures. C'est certes moins qu'il y a quinze jours et encore insuffisant pour faire reculer le gouvernement, mais la mobilisation des salariés du privé est croissante. C'est en tout cas un point d'appui on ne peut plus nécessaire pour toutes les actions à venir pour le pouvoir d'achat et plus de justice sociale.

Aujourd'hui, ce sont les journalistes et personnels de l'audiovisuel, inquiets pour leur avenir, qui descendent dans la rue. L'annonce en janvier dernier par Nicolas Sarkozy de la suppression de la pub, sans débat, sans proposition pour préserver la spécificité du service public, a donné lieu à la mise en place de la commission parlementaire Copé. Mais c'est tout ce service public qui se démantèle lui aussi, avec la réduction des entités régionales de France 3, la toute puissance des opérateurs privés.

Comme le dénonce à juste titre le sénateur communiste Jack Ralite "On accumule non pas les coups d'éclat mais plutôt les coups d'Etat contre le plus grand outil culturel et informatif qui existe dans ce pays".

 

Prenons la Bastille de l'allongement de l'âge de la retraite !

Cet après-midi, je serai dans les rues de Paris pour dire : la retraite à 67 ans, c'est non, non et non ! C'est pourtant ce à quoi veut m'obliger le gouvernement, en nous faisant cotiser 41 voire 42 ou 43 ans.

Ya pas que le travail dans la vie !

A plus tard pour une petit compte rendu en images et bonne manifestation partout en France pour être, enfin, entendus.

 

Thank you Ireland !

Hier, en votant majoritairement NO au traité européen de Lisbonne, les Irlandais ont donné un sérieux coup d'arrêt à la déferlante de la "concurrence libre et non faussée". Ils ont aussi exprimé leur crainte d'une défense européenne inféodée à l'OTAN, source de conflits et les obligeant à accroître leurs dépenses militaires.

Malgré une campagne médiatique déchaînée de la part des partisans du YES, qui ressemblait à s'y méprendre à celle que nous aviosn subie en France en mai 2005 au moment du référendum, les Irlandais ne s'en sont pas laissé compter.

Si les autorités européennes parlent de blocage institutionnel, dépitées qu'elles sont par ce résultat, il faudra plutôt parler d'un frein salutaire, qui devrait interpeller tout le monde. Il est temps de comprendre que sans les populations, voire contre elles, l'Europe ne pourra pas avancer. Demandez leur avis à tous les peuples, pas seulement à leurs parlements, et vous verrez que des propositions fort intéressantes émergeront !

La présidence française de l'Union européenne démarre le 1er juillet prochain. Si elle voulait marquer d'une empreinte positive cette responsabilité, elle prendrait l'initiative d'une consultation populaire inédite. Elle entendrait les préoccupations majoritaires des pays en faveur d'une hausse du pouvoir d'achat, de meilleures conditions de travail, de créations d'emploi et de paix.

 

Quel avenir pour la recherche à l'ancien CNET ?

Dans le cadre de ses restructurations, qu'on devrai plutôt qualifier de démantèlement, France Télécom a avancé 2 "ambitions" : 22000 suppressions de postes, et une révision stratégique totale en matière de recherche et de développement qui se traduirait par une suppression de 325 postes.

Comme les 7 autres sites concernés, celui d'Issy les Moulineaux (FT R&D, plus connu sous son ancien nom de CNET) va être directement touché. C'est pour cette raison qu les 23 et 24 avril dernier, lors d'un Comité d'établissement très important, les salariés de tous les sites ont manifesté devant la direction, à Issy, pour porter 1600 pétitions et faire entendre leurs exigences. Ils remettent en cause cette stratégie d'externalisation croissante des activités de recherche, s'opposent aux suppressions de postes.

A cette occasion les syndicats m'avaient invitée à m'exprimer. Ils recherchent en effet le soutien le plus large des élus sur les sites touchés. Je leur avais alors proposé que la Région s'implique pour contribuer à sortir cette impasse économique et sociale.

Hier, comme convenu donc, nous avons rencontré les syndicats de l'entreprise, avec Daniel Brunel, vice-président de la région en charge de la formation professionnelle, du développement économique et de l'emploi.

Notre commune, mais aussi le département sont concernés. Plus de 2000 salariés des Hauts de Seine travaillent en effet pour ce secteur, dont 1600 à Issy les Moulineaux (1400 sur le site de l'ancien Cnet et 200 au Val de Seine).

C'est dire si les Isséens ont aussi leur mot à dire.

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