Bienvenue sur le blog de
Lysiane Alezard

Je reprends le fil de mon blog interrompu ces derniers mois faute de temps. Ce faisant, je prends l'immense risque de faire partie de ceux que la majorité municipale qualifie, dans sa dernière tribune de Point d'appui, de "personnes pas toujours recommandables sur le plan éthique !" Le billet, dans son ensemble, est un appel à peine voilé à la censure des "blogs politiques" opposés aux "blogs citoyens" eux aussi jugés peu fiables lorsqu'ils parlent d'environnement !

Qui donc est cette majorité municipale, qui montrent ses muscles, pour en arriver à crier "haro sur les blogs" ? Sans aucun doute, le mauvais résultat de l'UMP dans les Hauts-de-Seine et à Issy en particulier, même si le siège de M. Subrini a été sauvé de justesse, est passé par là ! Il ne s'agit donc pas d'une démonstration de force, mais plutôt d'un aveu de faiblesse. Qu'osé-je ? Je m'expose à être taxée de faire "de la critique systématique sans projet concret, le jeu de la démagogie de récupération politicienne sans engagement moral et responsable" (voir ce billet du mois d'avril) !

Puisque de projet il est question, on me permettra de m'indigner, une fois encore, de la confusion que M. Santini entretient sur la laïcité, décidément bien malmenée ces temps-ci ! La laïcité, c'est la liberté de conscience et l'égalité de traitement des citoyens, en respectant l'autonomie du politique et du religieux ! Or, Monsieur le maire, dans un courrier aux conseillers municipaux, nous informe que le 1er mai prochain, à l'occasion de la béatification de Jean-Paul II à Rome ce même jour, la municipalité "souhaite s'associer à cet événement religieux", en espérant que nous serons de la fête.

Eh bien non, mille fois non ! J'ai trop de respect pour les croyants pour ne pas faire dans la confusion des genres ! Des élus de la République se doivent de respecter l'un de ses fondements essentiels, la laïcité. Les engagements personnels sont une chose, les mandats républicains une autre.

Le 1er mai, comme à mon habitude à Issy, je proposerai des brins de muguet avec mes camarades communistes, pour que tous ensemble, nous fassions bouger ce vieux monde !

 

Meilleurs voeux 2011

En ce tout début d'année 2011, je vous souhaite avant tout beaucoup de bonheur pour vous, vos familles et vos proches !

2010 a été marquée par une augmentation des injustices, une montée de la xénophobie, y compris de la part de l'Etat, par une préférence nettement affichée aux plus riches et par une dégradation insupportable des conditions de vie des plus démunis mais aussi de la classe moyenne. 2010 a aussi été un grand moment de solidarités, de mouvement, d'inventivité avec la longue mobilisation contre la casse des retraites voulue par Woerth et Sarkozy. Ces semaines de manifestations, de grèves, de révoltes en tout genre n'ont pas permis de faire retirer ce projet de loi désastreux pour l'avenir des retraites, des jeunes et des retraités. Mais il a remis à l'ordre du jour la nécessité de changements profonds dans notre société.

Alors pour 2011, je vous souhaite, je nous souhaite aussi de l'INDIGNATION, de l'ENGAGEMENT, et la PAIX ici et ailleurs.

Pour que ça change, mettons-nous y tous ensemble, ne supportons pas l'insupportable et rêvons du monde meilleur que nous pouvons construire ensemble.

Comme l'a dit et chanté Jean Ferrat, qui nous a quittés en 2010 et que nous regrettons tous, "m'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde/où l'on n'est pas toujours du côté du plus fort ?"

 

"C'est la neige, la neige vous dis-je ! "

A la manière du Malade imaginaire de Molière qui attribuait tous ses maux au poumon ("le poumon, vous dis-je"), le gouvernement met la pagaille monstre de mercredi en Ile de France, sur le dos de la neige. Pas assez d'agents de l'équipement pour déblayer les routes ? C'est la neige ! Un ministre de l'intérieur qui se ridiculise en annonçant qu'il n'y a pas de pagaille et que tout va bien ? C'est la faute de la neige ! Mais quand la colère gronde, que des milliers de personnes restent bloquées sur les routes, alors là, ça devient de la faute de Météo France !

En pleine réduction des effectifs liées à la révision générale des politiques publiques (RGPP), alors que les effectifs de Météo France aussi sont touchés, cette pagaille monstre ne serait le résultat que d'un excès de neige ? En Ile de France comme à Issy les Moulineaux, les mêmes causes produisent les mêmes effets, et André Santini fait du Hortefeux. Ne vous inquiétez pas nous a-t-il dit mercredi en fin d'après-midi, les agents de GPSO, la nouvelle communauté d'agglo, sont à l'oeuvre ! Faites juste attention à ne pas trop circuler ! Pourtant, de déneigement, point de trace. Le jeudi, c'est encore plus fort : le site de la ville, dans la matinée, se vante d'avoir déployé 200 agents... Formidable... Mais dans notre communauté d'agglo de 7 communes, qui comptent plus de 300 000 habitants, par ce temps exécrable et cette pagaille, c'est tout de même pas la panacée ! D'ailleurs, seuls les grands axes ont été déneigés. Pour les quartiers en hauteur ou en pente, c'est la glissade assurée.

Il est vrai que M. Santini est un adepte de la RGPP, qu'il a contribué à mettre en place comme secrétaire d'Etat à la fonction publique (ça, c'était sous le précédent gouvernement) et aussi de l'externalisation à tout va. Ceci explique peut-être cela ?

 

Disparition de Claire Villiers - Hommage

claire villiersHier matin, Claire Villiers a fini par être emportée par un cancer qui la rongeait et la taraudait depuis une quinzaine d'années. Jamais, elle ne s'était résolue à laisser tomber, malgré les douleurs, les rechutes, les hospitalisations. A l'image de sa combativité syndicale et politique, elle était déterminée à remporter une victoire sur la maladie aussi. C'est sans doute ce qui l'a beaucoup aidée à tenir pendant toutes ces années, sans nier sa maladie, mais sans jamais se plaindre non plus.

J'ai connu Claire Villiers en 2004, lorsque cette militante catholique, syndicaliste (à l'Anpe), associative (fondatrice d'AC ! contre le chômage), a pensé utile de franchir le pas de l'engagement politique en co-animant, avec Marie-George Buffet, la campagne de l'élection régionale en Ile de France. La liste "gauche unitaire et citoyenne" a marqué le paysage politique par la dynamique qu'elle a créée, par les synergies qu'elle a suscitées, par la nouveauté de cette alliance entre un parti politique et des militants associatifs, syndicalistes soucieux avant tout de créer les conditions d'une transformation citoyenne de la politique.

Claire y a joué un rôle déterminant. Elle m'a personnellement fait mesurer les vertus de la différence, du partage, de la communauté de valeurs et d'idées. Les personnes que j'y ai rencontrées, au sein du réseau Alternative citoyenne, m'ont beaucoup enrichie. Cette diversité a créé un enthousiasme, une motivation qui a permis d'obtenir 7,5% et de constituer un groupe inédit à la Région. Pendant 6 ans, ce groupe si divers, voire hétérogène, a su construire des rassemblements, des propositions dont beaucoup ont permis d'améliorer la vie des plus démunis. Claire y a joué un rôle décisif.

Ce qui marquait chez elle, c'était son esprit d'ouverture, sa grande écoute, ses questionnements essentiels, ses propositions innovantes, sans jamais donner l'impression d'une certitude absolue. Elle s'appuyait en permanence sur l'expérience, tout en y portant un regard critique, y compris sur sa propre action. Avec un fil rouge, qu'elle a mené tout au long de son mandat, malgré les obstacles en tout genre - développer à l'échelle régionale une véritable démocratie citoyenne. Elle disait souvent : "je n'aime pas parler d'habitants, mais plutôt de citoyens, car la démocratie doit concerner tout autant les habitants que les salariés."

Grâce à son action déterminée, elle a pu construire de nombreux projets citoyens, s'appuyant sur les milliers d'associations franciliennes, valorisant la mémoire des territoires, la mémoire ouvrière.

Rongée par la maladie, elle était très présente dans l'institution mais aussi dans la rue, elle qui rêvait de mandats faisant le lien entre la rue et la région.

C'est par tous ces aspects qu'elle m'a beaucoup appris. Y compris lorsqu'en 2007, elle a finalement choisi de soutenir la candidature de José Bové à la présidentielle, écoeurée de la place écrasante qu'avaient prise les partis politiques dans le "chacun pour soi", ce qui a empêché une candidature commune à l'ensemble de la vraie gauche. Elle avait eu beaucoup de mal à s'en remettre et recherchait toutes les possibilités de reconstruire cette unité de valeurs, contre la droite, pour un projet de transformation sociale.

Je ne peux que regretter que toutes ces qualités, cet engagement, ce courage n'aient pas compté au moment des dernières élections régionales et n'aient pas permis de faire réélire Claire Villiers. De très regrettables combines politiciennes ont privé la Région et les Franciliens d'une femme hors du commun, qui apportait beaucoup, qui aurait pu poursuivre sa bataille en faveur d'une démocratie citoyenne. Cette mise à l'écart l'a beaucoup affectée. On le saurait à moins.

Il y a un mois, Claire m'a suggéré des idées de formations pour les élus, les militants, avec des formes innovantes, pour aider les progressistes à mieux porter leurs idées dans l'intense bataille idéologique que mène la droite. J'espère pouvoir donner corps à ses idées.

Claire, nous sentions cette fin inéluctable, ces derniers jours, mais ton départ laisse un grand vide. Je me console en sachant que tu ne souffres plus et je me motive en me disant qu'avec des milliers de militants, nous allons tout faire pour poursuivre ton combat.

Au revoir, et MERCI.

PS. Claire sera enterrée à Colombes ce mercredi 8 décembre à 13h30.

 

Ce matin, sur le marché Corentin Celton d'Issy les Moulineaux, je distribuais un tract contre la réforme des retraites avec 3 camarades. Globalement, l'accueil fut bon, très bon même. Mais pour la première fois aussi depuis le début du mouvement, les partisans du projet Woerth-Sarkozy se sont fait entendre. Et les poncifs, les clichés ont fait florès. Petit écho de cette matinée militante : - "je suis pour le projet, vous défendez des positions de soixante-huitards" : passons sur le fait qu'en soixante-huit, je n'avais que deux ans. Mais, cher Monsieur, 68 ne vous a-t-il pas apporté des améliorations sociales considérables ? N'a-t-il pas fallu faire des grèves, bloquer le pays pour cela ? - "la vérité, c'est que vous ne voulez pas travailler, vous êtes des feignants, d'ailleurs, les enseignants, cette catégorie de feignants, obligent les jeunes à descendre dans la rue". On aurait envie de dire : "no comment", mais Monsieur qui donnez des leçons à tout le monde, vous qui êtes retraité, si ce projet de loi vous plaît tant, reprenez le travail. Sachez que parmi mes trois camarades, l'une d'entre elle a 63 ans. Elle a travaillé dès l'âge de 14 ans, pendant 46 ans ! - "j'ai travaillé jusqu'à 65 ans et je n'en suis pas morte !" nous lance une femme. Un monsieur s'en mêle : mais vous faisiez quoi comme métier ? Kiné, répond-elle. "eh bien c'est votre choix, mais moi je n'ai pas envie de travailler 45 ans pour toucher une retraite décente". Une petite agora s'est formée. De fait, nos grands-parents, nos parents, lorsqu'ils n'ont pas été touchés par le chômage, ont travaillé souvent jusqu'à 65 ans. Mais le progrès social, c'est travailler encore plus longtemps qu'au 20ème siècle ou c'est profiter un peu après 40 ans de travail ?

Bien vu l'artiste, "le lutte des classes".

RDV les 28 octobre et 6 novembre pour poursuivre le mouvement.

 

P1070125.jpgEncore une très grande et belle journée de mobilisation dans toute la France hier, contre la réforme Sarkozy-Woerth des retraites. A Paris, la place de la Bastille était complètement saturée de salariés du public et du privé, de retraités, de lycéens et d'étudiants. Le gouvernement a beau essayer de se convaincre que la mobilisation n'y est plus, et de nous convaincre qu'on ne peut pas faire autrement que cette réforme, les actions vont se poursuivre, se diversifier et s'amplifier encore. Manifestants, grévistes, salariés dans l'impossibilité de se mettre en grève, sondés - nous disons très majoritairement : la copie est à revoir. Nous le redirons encore plus nombreux les samedi 2 et mardi 12 octobre prochains ! P1070118.jpg

 

Est-ce lié au fait qu'à 69 ans, notre député-maire, est encore en fonction et a ajouté à son arc la corde de la présidence de la société du Grand Paris ? Ou surtout parce qu'il croit dur comme fer qu'il faut travailler plus, plus longtemps, et faire payer aux salariés la pérennité de notre système de retraites ? On peut sérieusement penser, en tout cas, que la retraite de Monsieur Santini est sûrement assurée.

André Santini, a fait partie des députés qui, au mépris de toutes règles démocratiques, ont raccourci les débats sur un débat essentiel et adopté le projet de loi sur les retraites, mieux nommé "fossoyeur du droit à la retraite". A l'image finalement du manque de démocratie qui prévaut aussi dans notre commune

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Monsieur Santini, comme tout législateur, peut défaire ce qui a été fait. Surtout si le mouvement de rejet du recul de l'âge de la retraite s'amplifie.

Plus que jamais, le 23 septembre, soyons des millions à dire qu'on n'en veut pas, de cette société là qui lamine les salariés, les payent une misère et leur propose de prendre leur retraite quand ils seront bien usés. L'espérance de vie augmente ? Profitons-en pour découvrir de nouvelles activités et profiter de la vie pendant qu'on peut être encore pleinement actifs : vie associative, vie familiale, engagements divers, activités culturelles et sportives...

Et pour financer tout ça ? Beaucoup d'idées n'ont pas encore été explorées, comme faire contribuer les revenus financiers au même taux que les salariés.

 

roms retraites La journée du mardi 7 septembre fera date par le nombre de manifestants dans plus de 200 villes de France. 2,7 millions pour dire : la retraite on y a droit, à 60 ans, avec des pensions décentes.

Pendant ce temps, à l'Assemblée nationale, les députés communistes et du parti de gauche déposaient, difficilement, 100 000 signatures recueillies pendant l'été, sur le pupitre du premier ministre.

Mais la réforme Sarkozy demeure, fût-ce avec quelques aménagements mineurs. La mobilisation continue, elle est appelée à s'étendre encore. Aux côtés des salariés et des retraités hier, je le resterai demain, jusqu'au retrait de ce projet et à la construction d'une toute autre réforme des retraites, qui trouve les financements ailleurs que dans les seules poches des salariés, mais aussi dans les bénéfices des entreprises, dans un taux de cotisation des employeurs comparables à celui des salariés, à une politique de l'emploi dynamique.

Rendez-vous à très bientôt dans les rues d'Issy pour signer la pétition locale pour les retraites, pour partir en rassemblement, en manifestation et pour faire entendre aux élus de la nation qu'après le travail, il doit rester une vie !

 

En entendant les propos de Nicolas Sarkozy à Grenoble, j'ai ressenti de la honte et de la peur. La honte qu'un président de la République, un président français, puisse ainsi porter un tel discours de haine et de division entre citoyens français. Non content de casser tous les acquis de la Résistance, il s'attaque, avec quelle violence, aux fondements de la République, déjà sérieusement mise à mal. Il remet en cause toutes nos valeurs, s'assoit sur la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, sur notre constitution. Il est temps de se rassembler autour des valeurs qui nous sont chères, qui font la France - liberté, égalité, fraternité !

Notre président, qui joue avec le feu en agitant régulièrement l'argument sécuritaire fabrique quotidiennement des sous-citoyens - les Roms, les Français d'origine étrangère... jusqu'à quelle génération va-t-il remonter pour établir les culpabilités ? C'est de plus de droits que tous les citoyens ont besoin, pas de haine ni de xénophobie !

Le 4 septembre, à l'initiative de la Ligue des droits de l'homme, rejointe par toutes les forces de gauche, les forces syndicales et associatives qui croient en la République, un rassemblement se tiendra à Paris, pour protéger ces valeurs. Parce que je crois que l'égalité de tous les citoyens mérite d'être défendue, j'y serai et vous invite à y venir nombreuses et nombreux.

Il y a quelques jours à peine, on célébrait l'anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv. L'Etat français s'est rendu coupable de crime de guerre et de crime contre l'humanité en se rendant complice des actes les plus atroces. Ne laissons pas ces discours d'Etat actuels faire ressurgir la bête immonde !

 

journalistes otagesSix mois déjà que les deux journalistes de France Télévisions sont retenus en otage en Afghanistan. Plus longtemps que Florence Aubenas. Comme le proposent leur famille et leur comité de soutien, il est temps de tout faire pour ne pas les oublier, ne pas ajouter l'oubli à leur souffrance. C'est en ce sens que j'ai proposé, lors de notre dernier conseil municipal, que la ville d'Issy les Moulineaux s'associe à ce mouvement de soutien et prenne une initiative en ce sens, en accrochant leur portrait sur la mairie ou toute autre action permettant de faire largement connaître leur situation. Comme la ville l'avait fait pour Florence Aubenas, Ingrid Bétancourt et même récemment Gilad Shalit. Le conseil municipal, unanime, a retenu cette proposition.

 

appel Gal de GaulleLe 18 juin dernier, j’ai participé à l’hommage rendu par la municipalité à l’Appel du 18 juin. 50 ans après, il m’a semblé naturel de contribuer à la valorisation de l’histoire de la Résistance dont le Général de Gaulle fut l’un des acteurs de premier plan. Et là, mauvaise surprise, M. Santini entame son intervention par une minute de silence… au Général Bigeard ! Ce dernier a fait partie des forces françaises libres et à ce titre un résistant. Mais comment, au moment où l’on célèbre l’action de Français qui ont refusé l’inacceptable, qui se sont opposés au régime nazi et à celui de Vichy, encenser celui qui, par la suite, avec d’autres, a fait l’apologie de la torture en Algérie contre des militants de l’indépendance, des Henri Alleg et Maurice Audin !

Ce n’était pas encore suffisant. M. Santini a jugé bon d’emblée de faire passer les communistes pour des collabos de la première heure, en s’appuyant sur le pacte germano-soviétique ! Ce pacte a semé le désarroi de la plupart des militants communistes, mais faut-il lui rappeler la déchéance des députés communistes prononcée en 1939 par les autorités françaises, parmi lesquels Gabriel Péri, emprisonnés par le régime de Vichy, y compris en Algérie ? Faut-il lui rappeler les étudiants communistes à la tête de la première manifestation du refus de l’occupation, le 11 novembre 1940 ? Faut-il souligner, une fois de plus, l’engagement des Guy Môquet, Jean-Pierre Timbaud, martyrs de Chateaubriant en 1941 et des milliers d’autres, qui aimèrent la vie « à en mourir » ? Tout près de nous, ce fut le cas de Victor Cresson, maire de notre commune au début de la guerre et qui a fait acte de résistance dans les tout premiers jours du conflit, puis fut arrêté, déporté ; il n’en est jamais revenu.

Lorsque M. Santini appelle à continuer à faire du courage et du refus de la compromission des valeurs actuelles, on aimerait qu’il traduise ces propos dans les faits : si la Fonction publique a besoin de réforme et de modernisation, c’est pour mieux répondre encore aux besoins croissants des habitants et des salariés en la matière. Certainement pas pour accélérer la casse actuelle de tous les acquis du Conseil national de la résistance, comme la fonction publique, les retraites, la Sécu, les services publics – autant de projets de progrès social décidés et mis en œuvre dans une France exsangue. On aimerait aussi qu’il se lève contre les rafles de sans papiers, dont des enfants.

Ce qui est sûr, c’est que M. Santini a de la constance. Secrétaire d’Etat à la Fonction publique, il a introduit le contrat de droit privé et accéléré le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, ainsi que la suppression de dizaines de milliers de postes. Jeudi dernier, alors que des millions de Français manifestaient contre le recul de l’âge de la retraite, il présidait une réunion du Sedif (syndicat des eaux d’Ile de France) pour avaliser le choix d’attribuer à Véolia le nouveau contrat de distribution d’eau potable des 133 communes membres du Sedif. Malgré les remarques peu amènes de la Chambre régionale des comptes sur le type de contrat de « régie intéressée ». Et après avoir refusé tout débat public sur le mode de gestion de l’eau en Ile de France, alors que Paris vient de revenir à une remunicipalisation de la distribution de ce bien public de l’humanité.

L’agenda de M. Santini est déjà très chargé ; il pourrait s’alourdir encore… Pensez donc : le député-maire et encore conseiller régional, président donc du Sedif et de l’agence de bassin Seine-Normandie, vice-président de la nouvelle communauté d’agglo GPSO, ancien ministre, s’apprête, à 70 ans, à cumuler ces nombreuses fonctions avec la présidence de la nouvelle Société du Grand Paris. N’en jetez plus ! Quelle conception de la démocratie et du partage des pouvoirs !

Décidément, de cette vision là du passé, du présent et de l’avenir, il est temps de passer à un projet de société fondé sur la justice sociale, l’égalité, la démocratie. Un autre monde, quoi.appel C.Tillon

 

Des sanctions contre l'Etat d'Israël

Israël vient une nouvelle fois de franchir les limites de l'intolérable en violant le droit international de façon éhontée : l'assassinat pur et simple, dans les eaux internationales, de militants qui se rendaient en flottille de la liberté à Gaza, une bande rendue exsangue par une guerre impitoyable et un blocus sans fin. Je partage la déclaration ci-dessous de l'Association des élus communistes et républicains à laquelle j'appartiens. Je participerai ce soir au rassemblement parisien de protestation.

DECLARATION DE L’ANECR

''Flotttille de la liberté à Gaza : il est urgent de faire respecter le droit international ! Le gouvernement français et l’Union européenne doivent demander une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU !''

Ce matin, le gouvernement israélien a encore franchi une étape intolérable dans la violation du droit international, en organisant un véritable massacre contre des civils réunis au sein d’une flottille de la liberté en direction de Gaza. Ces militants, ces élus présents à bord sont en mission pour contribuer à lever le blocus inhumain imposé aux habitants de la bande de Gaza.

Comment accepter une telle opération militaire de la part d’un Etat, a fortiori perpétré dans les eaux internationales ?

L’Anecr condamne avec la plus grande fermeté cet acte qui appelle des réactions diplomatiques les plus fermes et une mobilisation forte de l’opinion. Elle demande à la France et à l’Union européenne de solliciter une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU pour faire cesser au plus vite ces violations du droit international et prendre les sanctions nécessaires à l'égard du gouvernement israélien tant que celui-ci maintient le blocus de Gaza. En ce sens, les élus communistes et républicains soutiennent la demande de suspension de l’accord d'association UE-Israël.

Nous partageons l’émotion internationale qui s’exprime sur tous les continents, jusqu’en Israël où les forces de paix organisent des protestations ce lundi.

Nous nous associons bien sûr aux divers rassemblements et manifestations qui se dérouleront ce soir à l’appel d’un large collectif d’organisations et d’associations et appelons les élus communistes, républicains, progressistes à être nombreux dans toutes les actions prévues ces prochaines heures et prochains jours.

 

manif Grèce - L'ExpansionDécidément, l'Europe ne tourne pas rond ! Il y a plus de six mois, alors que "les caisses de l'Etat sont vides" en France, le gouvernement trouve des centaines de milliards d'euros pour "sauver les banques" et les renflouent sans sourciller, sans contrepartie. Pendant ce temps, les Français, eux, au nom de cette crise, doivent se serrer la ceinture, la réforme de l'Etat et de la fonction publique territoriale bat son plein et supprime des milliers de postes (éducation, impôts, collectivités locales...).

Depuis deux semaines et la "crise grecque", ils nous remettent ça ! Les Grecs (lesquels, dites-le nous... ce ne serait pas le précédent gouvernement de droite ???) ont trop dépensé, leur déficit est devenu abyssal. Verdict des gouvernements européens : ils ont fauté, ils doivent payer. C'est la thérapie de choc qui n'a bien sûr rien d'une thérapie mais tout du choc : baisse des salaires, des retraites, augmentation de l'âge de la retraite, suppression de centaines de milliers d'emplois, y compris dans le secteur public et la fonction publique... Et là, encouragés par ces "milices privées" que sont les "agences de notation", tous les gouvernements européens entonnent le même air : pour ne pas se retrouver dans la même situation que les Grecs, il faut augmenter l'âge de la retraite, baisser toutes les dépenses de l'Etat, supprimer des postes de fonctionnaires, diminuer les salaires...

Grèce, Espagne, Portugal, Grande-Bretagne, mais aussi France : quelle aubaine cette crise grecque pour Nicolas Sarkozy et François Fillon ! Ils vont, espèrent-ils, pouvoir faire tout ce qu'ils avaient annoncé il y a des mois, en le justifiant par la crise grecque, à commencer par la réforme des retraites et celle des collectivités territoriales ! Tout le monde va se serrer la ceinture, mais surtout ceux qui contribuent déjà tout le temps - les salariés, les chômeurs, les plus en difficultés !

Mais au fait, cette crise, à qui la faute ? Aux citoyens européens ? ou au capitalisme qui recherche la rentabilité immédiate à tout prix, au mépris des êtres humains ?

Décidément, il est temps qu'on se mêle de nos affaires : être solidaires des Grecs c'est stopper aussi tous les projets du gouvernement français et exiger une Europe solidaire, une Europe de justice et de paix !

 

icanAujourd'hui, et jusqu'au 28 mai prochain s'ouvre à l'ONU (New York), la conférence de révision du traité de non prolifération nucléaire. Cette conférence, qui se tient tous les cinq ans depuis 1995, doit rechercher les moyens d'avancer, comme le préconise l'article 6 de ce traité, vers un désarmement général et complet.

Rappelons que 168 Etats sont signataires de ce traité, notamment les 5 grandes puissances nucléaires, dont la France, qui sont toutes membres permanent du conseil de sécurité de l'ONU. Trois pays possesseurs de l'arme nucléaire ont refusé de le signer - l'Inde, le Pakistan et Israël.

2010 marquera-t-elle donc une avancée significative vers l'abolition de l'arme nucléaire comme le réclament de nombreux Etats, le Président de la Croix rouge internationale, des responsables politiques français de tous bords, et bien sûr les opinions publiques de la plupart des Etats ?

Je pense que la France a un rôle particulier à jouer. Alors que les Etats-Unis et leur président Obama s'affichent en pointe en faveur du désarmement nucléaire, certes avec des limites, il serait dommage que notre pays traîne les pieds. Pourquoi dépenser encore des dizaines de milliards d'euros pour de nouvelles armes nucléaires (missiles, ogives, sous-marins) alors que tant de besoins sociaux restent insatisfaits ? Contre quelles menaces ? Pour résoudre quels problèmes ?

Les armes nucléaires actuelles ont de quoi faire sauter plusieurs fois la planète. Elles représentent des centaines d'Hiroshima. Cette menace n'a plus lieu d'être. Penser le monde dans les conditions d'aujourd'hui, c'est réfléchir à des relations internationales et humaines fondées non plus sur le recours systématique à la force, qui ne résoud rien, mais à une force de la politique.

Cette année, plus de 220 Français sont présents à New York, pour peser sur le cours des choses. Elus locaux, pacifistes, syndicalistes, citoyens, ils seront aux côtés de milliers d'Américains, de Japonais et d'acteurs de la paix du monde entier pour échanger, convaincre, rencontrer des ambassadeurs de divers pays.

Comme le chantait si bien Jean Ferrat : "m'en voudrez vous beaucoup, si je vous dis un monde où l'on n'est pas toujours du côté du plus fort ?"

 

corentin 2010Vendredi dernier, les associations d'anciens combattants et la ville d'Issy les Moulineaux ont organisé, comme chaque année, le fleurissement des plaques de déportés et résistants de la commune. 43 plaques, 43 noms d'hommes, de femmes, d'enfants qui marquent l'histoire locale. 43 citoyens qui ont perdu la vie parce que résistants, communistes, syndicalistes ou/et juifs.

Parmi eux, Corentin Celton, qui a donné son nom à l'hôpital d'Issy. une cérémonie particulière était organisée dans l'enceinte de cet établissement, en présence de représentants de tous les syndicats de salariés et de la directrice des relations publiques.

Comme petite-fille de déportée membre de la Fndirp, mais aussi comme conseillère municipale, j'ai pu rendre un court hommage à cet homme exécuté au Mont Valérien en 1943. En voici le texte :

Madame la directrice, Mesdames et messieurs les responsables syndicaux et représentants des salariés, Mesdames et messieurs les responsables d’associations d’anciens combattants,

Devant ce monument, nous honorons la mémoire d’un homme d’engagement, d’un homme courageux, d’un homme qui n’a eu de cesse d’agir pour une société plus humaine.

Corentin Celton n’a rien d’un héros lorsqu’il arrive à Paris de sa Bretagne natale, où il était marin pêcheur et devient agent hospitalier, à Saint-Antoine puis aux Petits ménages (qui porte son nom depuis 1945). Il y est délégué syndical, mais aussi militant communiste. Avant la guerre, il est secrétaire de la Fédération CGT des services publics. Il y a défend déjà l’idée d’un droit à la santé et de conditions de travail dignes. Mobilisé en 1939, sa conduite lui vaut l’attribution de la croix de guerre.

C’est naturellement qu’il entre dans la Résistance et anime, clandestinement, un comité de résistance du personnel hospitalier. S’il est arrêté en mars 1942, c’est sur dénonciation du directeur de l’assistance publique du moment, Monsieur Gas. Il lui signe là son arrêt de mort – condamné à quatre ans de prison, Corentin Celton sera fusillé au Mont Valérien en décembre 1943, après avoir enduré les conditions impitoyables de la prison de la Santé.

En ce jour de commémoration, l’actualité du combat de Corentin Celton, confronté à la barbarie nazie, je la trouve dans les propos qu’il a écrits quelques heures avant d’être fusillé : « j’ai lutté pour un monde meilleur. Il me reste ma fierté, au moment où je vais payer de ma vie mon attachement à mon idéal politique. «

Cet idéal, c’est un engagement au service de l’intérêt général, fait de générosité, d’abnégation, de respect et de tolérance.

Soixante cinq ans après la libération des camps de la mort, voilà un engagement d’une grande actualité.

 

Hier, j'ai appris le décès de mon ami Paul Bardin, installé depuis quelques temps à Issy les Moulineaux, chez les Frères de la Charité, dans ma rue.

J'ai connu Paul il y a près de vingt ans, au Mouvement de la Paix dont il était l'un des responsables dans les Hauts-de-Seine et particulièrement au sein du comité de Colombes qu'il animait. Encore actif dans son entreprise, prêtre-ouvrier, il s'y engageait sans compter, avec le souci constant d'y faire participer les jeunes et d'y développer un projet d'éducation populaire.

Sa foi catholique lui conférait un engagement fondé sur des valeurs humaines et humanistes fortes.

Communiste, il l'est resté jusqu'au bout, malgré l'âge, la maladie ; il était encore des nôtres tout récemment, localement, pour le droit au logement et soutenir les sans papiers.

Cher Paul, ta fidélité, ta détermination, ta modestie vont nous manquer. Mais j'y puise une volonté redoublée d'agir pour ce monde de paix et de justice auquel tu aspirais. Merci.

 

Parrain SantiniCe dimanche 21 mars marque la victoire, en Ile de France, de la liste de la gauche et des écologistes. Elle marque aussi, à Issy les Moulineaux, la première défaite depuis plus de trente ans du député-maire André Santini, tête de liste UMP dans les Hauts-de-Seine, qui n’a recueilli que 47, 5% des voix avec une participation en baisse de 20% par rapport à 2004.

Ce résultat sanctionne bien sûr un ancien ministre de la fonction publique qui n’a eu de cesse de la démanteler ; elle remet aussi en cause une politique locale tournée vers la casse des services publics, l’externalisation des ressources humaines, le logement de haut standing et des pratiques autoritaires de gestion.

Devant ce résultat sans précédent, le comité isséen du Front de gauche, fort de ses actions en faveur de plus de logements sociaux, des services publics, d’un urbanisme solidaire et durable, affirme sa disponibilité à travailler, avec tous ceux qui le souhaitent, à un projet local résolument de gauche. Dans les tout prochains jours, nous nous adresserons aux différentes organisations et associations de la ville, aux personnalités pour engager une réflexion et des actions en ce sens.

Le comité isséen du Front de gauche, le dimanche 21 mars à 21h30

 

Régionales : réjouissances et regrets

Dimanche 21 mars : défaite cinglante de la droite de Nicolas Sarkozy aux élections régionales, avec une forte abstention de colère. Evénement peu banal : la droite est minoritaire dans les Hauts-de-Seine et à Issy les Moulineaux, le député maire André Santini, tête de liste UMP dans le 92 et ancien ministre de Sarkozy, est derrière la gauche !

Savourons de moment rare où l'arrogance et le mépris si souvent affichés par le maire ont été sanctionnés avec la politique du logement de standing, l'urbanisme béton, la casse des services publics et de la fonction publique et des pratiques autoritaires de gestion.

Pour les Isséens qui aspirent à vivre mieux et à une ville pour tous, voilà un sacré encouragement à poursuivre les actions pour le logement social, pour une vie associative dynamique et une ville solidaire et durable.

Regrets aussi que le Front de gauche n'ait pas fait réélire des candidats comme Claire Villiers, vice-présidente sortante à la démocratie régionale qui a su innover dans les pratiques, les mises en réseaux et les idées. La faute à des pratiques politiques, je devrais dire politiciennes qui n'honorent pas les partis qui les développent.

Il est temps d'inventer de nouvelles façons de militer, de faire de la politique où les citoyens soient partie prenante et décideurs de bout en bout.

J'espère que demain mardi 23 mars, la journée d'actions initiée par les syndicats sera le début d'un printemps social fort avec des perspectives politiques de réel changement.

Il y a urgence !

 

grand_magasin.jpgL'un des constats majeurs du premier tour des régionales, c'est l'abstention massive. Toutes les raisons de cette crise démocratique restent à analyser en profondeur.

Mais alors que d'aucuns prônent le vote obligatoire, des milliers de salariés du commerce, notamment en région parisienne, ne pourront pas voter. Les grands magasins parisiens ont en effet décidé d'ouvrir toute la journée le 21 mars, jour du second tour des régionales.

La question concerne d'ailleurs tout aussi bien les salariés des enseignes alimentaires qui ouvrent désormais le dimanche jusqu'à 13 heures et de plus en plus souvent jusqu'au soir. Ces citoyens n'ont donc le droit ni au repos, ni à la vie de famille, ni au droit d'expression démocratique des élections !

Qu'en dit le la tête de liste UMP André Santini, maire d'Issy les Moulineaux qui a accordé l'autorisation d'ouvrir le dimanche aux enseignes Monoprix et Inno ?

Les syndicats du commerce ont alerté la direction des grands magasins et les candidats. . Si nous sommes tous consommateurs, nous sommes tous concernés par cette situation. Nous y pouvons quelque chose puisque dans chaque commune, le Préfet donne l'autorisation de l'ouverture du dimanche, après consultation des maires.

 

marché ste lucie 2010Madame, Monsieur,

Dimanche dernier, lors du premier tour de l’élection régionale, la droite de Sarkozy, Fillon et Santini ont subi un premier revers, notamment en Ile de France. La tête de liste UMP, Valérie Pécresse, n’obtient que 27,8% des voix avec une abstention très forte, notamment à droite. A Issy les Moulineaux, la participation est historiquement basse (seulement 47%) et André Santini, tête de liste dans le département, fait à peine 35% des voix. La gauche, du coup, est presque majoritaire face à notre député-maire, ce qui est suffisamment rare pour être souligné.

Bien sûr, le score du Front national (11,2 au plan national), y compris ses 5% à Issy les Moulineaux, est très préoccupant. Il est l’une des conséquences dramatiques de la politique de Sarkozy.

Le Front de gauche obtient 6,5% en Ile de France et 3 ,92% à Issy les Moulineaux, autant qu’aux précédentes élections européennes. Je remercie vivement les 715 électeurs qui ont eu l’audace et la détermination de voter pour notre liste, qui portait les exigences fortes d’une région solidaire, écologique et citoyenne.

Au second tour, nous avons souhaité fusionner avec le parti socialiste et ses partenaires, et Europe écologie, pour donner toutes les chances à la gauche d’emporter cette région et de faire reculer le plus possible la droite. C’est très important pour la suite : nous avons besoin de créer toutes les conditions d’une remise en cause de la politique de Sarkozy et de tout le mal qu’elle nous fait chaque jour.

J’ai accepté d’être sur cette liste au second tour dans les Hauts-de-Seine, où je serai la seule représentante d’Issy les Moulineaux. Je le fais pour donner toutes les chances aux candidats issus du Front de gauche d’être élus et de continuer à porter ce pour quoi nous nous battons depuis des mois.

En faisant cette alliance, nous n’en rabattons pas sur notre volonté de changer en profondeur la société et la région. Nous voulons donner un signal fort d’espoir à tous ceux qui, comme vous, souhaitent voir reculer les injustices et triompher le droit, la justice sociale, la solidarité.

En votant et en faisant largement voter pour la liste «Huchon 2010 – la gauche et les écologistes rassemblés pour l’Ile de France », y compris de la part d’électeurs qui ne se seraient pas déplacés au premier tour, nous pourrons faire subir une lourde défaite à la droite, et à André Santini.

Si cette liste fait un très bon score, ce sera un point d’appui appréciable pour poursuivre nos actions et combats communs pour le logement social, des transports de meilleure qualité et moins chers pour tous, une politique de l’emploi dynamique, un développement durable et solidaire.

Je compte sur vous et vous dis très bientôt, cette semaine et dans les prochains mois.

Bien cordialement,

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