Bienvenue sur le blog de
Lysiane Alezard

Cet appel est adressé par un simple citoyens palestinien de Gaza à la communauté internationale officielle qui ne se décide pas à réagir afin de mettre fin à l’agression israélienne poursuivie contre la population civile de Gaza , agression qui a fait des dizaines de morts et des centaines de blessés, en majorité des civils. Je sais bien que cet appel ne sera pas entendu par ces pays et par ces organisations internationales, qui ferment les yeux devant les attaques israéliennes permanentes contre les enfants et les femmes de Gaza. Mais, devant le sang de nos enfants et de nos femmes qui continue de couler sur la terre de Gaza, Mais, devant les corps déchiquetés de ces civils palestiniens innocents, tombés suite à des bombardements israéliens aveugles, Mais, au nom des Palestiniens de Gaza qui souffrent de cette escalade militaire israélienne, je m’adresse : Au Conseil de sécurité qui prétend assurer la sécurité dans le monde : à Gaza, les habitants ne trouvent d’abris pour échapper aux raids israéliens intensifs lancés toutes les cinq minutes sur des maisons appartenant à des civils, elle est où cette sécurité ? Aux Nations-Unies qui essayent d’assurer la paix dans le monde entier : jusqu’à quand l’impunité de cet état israélien hors la loi, qui agresse les Palestiniens tous les jours, et qui assassine la paix au mépris de toutes les décisions internationales ? Aux Etats-Unis, le plus grand pays du monde : jusqu’à quand va-t-il soutenir l’état d’Israël dans toutes ses violations des droits des Palestiniens ? A l’Europe, au nom des droits de l’homme et la démocratie : c’est vous qui avez encouragé cet état agressif à continuer sa politique coloniale, cet état qui bafoue les droits les plus fondamentaux des Palestiniens. Au lieu de sanctionner cet état d’apartheid, vous êtes en train de défendre et de justifier ses attaques.

Aux pays du printemps arabes, au nom de vos révolutions et de votre nouveau pouvoir basé sur le changement : pourquoi laissez-vous les Palestiniens de Gaza seuls et abandonnés dans leur prison à ciel ouvert, face à la lâcheté et la barbarie de cette armée aveugle ? Puisque vous ne bougez pas, puisque vous ne réagissez pas, puisque vous n’arrivez ni à dénoncer ni à critiquer Israël, cet état colonial va poursuivre ses attaques, et sa guerre contre les civils de Gaza. Vous avez perdu votre crédibilité, et vous êtes en train de laisser notre région à l’arbitraire de cet état qui se moque de vous et de vos décisions. Heureusement, qu’en ce monde, il y a des personnes de bonne volonté et une société civile consciente qui se mobilisent pour que cesse la violence israélienne contre Gaza et contre la Palestine. Halte aux massacres israéliens à Gaza, et halte à cette communauté internationale impuissante.

 

Soutien aux Technicolère en manifestation

les TechnicolèreBienvenue aux centaines de salariés d’Angers présents aujourd’hui à Issy les Moulineaux, mobilisés depuis des mois aux côtés de leurs collègues de Rennes et d’Issy contre le démantèlement d’un très bel outil industriel.

Aujourd’hui, l’heure est on ne peut plus grave pour chacun et chacune d’entre vous. C’est votre emploi et pour tout dire votre vie qui se joue ces jours-ci. Pourquoi en est-on arrivé là ? Parce que c’est le choix des actionnaires et des profits qui l’a emporté sur l’humain.

Une activité de pointe est sacrifiée en France, celle de la production de décodeurs, pour augmenter la rentabilité en se délocalisant en Asie. D’ailleurs, l’arrivée annoncée il y a quelques semaines de la banque JP Morgan dans le capital et d’un autre fonds d’investissements a montré, s’il en était besoin, que l’affaire semblait encore juteuse pour les profits !

Présente à vos côtés lors de la grande manifestation du 3 avril, je suis intervenue en conseil municipal, à Issy les Moulineaux à plusieurs reprises pour que notre député-maire André Santini soutienne vos demandes. Notre ville accueille des dizaines de sièges sociaux, sans se soucier de la pérennité de l’emploi. Ainsi, à Issy, l’installation de Technicolor avait amené 850 emplois. D’ici la fin de l’année, vous serez moins de 500. Contrairement à ce que le maire prétend, la recapitalisation en cours du groupe Technicolor va à l’encontre d’une stratégie de développement de l’emploi.

C’est donc aussi toute une politique de développement local, de services publics et de justice sociale qui se joue. C’est pourquoi je vais de nouveau intervenir pour que M. Santini vous reçoive et s’engage à vos côtés.

Comme député, il peut aussi agir pour empêcher, comme le demandent les parlementaires Front de gauche, les licenciements boursiers. Comme député-maire, il peut intervenir auprès du ministre du redressement industriel, pour préserver activité et emplois.

Ces prochaines semaines, nous n’aurons de cesse, avec mes camarades du Front de gauche d’Issy, dans la rue et au conseil municipal, de faire valoir vos demandes. Pour nous, l’humain d’abord, c’est le développement économique, la justice sociale, les droits des salariés à intervenir dans les choix qui les concernent.

Avec vous, les Technicolère, ensemble, redonnons toutes ses couleurs à l’emploi à Angers, Rennes et Issy !

Décidément, on lâche rien !

 

Déclaration de Lysiane ALEZARD Conseillère municipale d’Issy les Moulineaux (Front de gauche)

Depuis des mois, les salariés de Technicolor des sites d’Issy les Moulineaux, Rennes et Angers ont alerté les autorités publiques et sont intervenus contre les centaines de licenciements à la clé et la fermeture du site d’Angers.

Aujourd’hui, le tribunal a prononcé le redressement judiciaire du site d’Angers. Un immense gâchis, car le processus de démantèlement et de délocalisation en cours est une aberration économique et sociale. C’est aussi un scandale financier puisque Technicolor bénéficie de subventions de l’Etat français et de l’Union européenne. La cessation de la production de décodeurs aura pour résultat de priver la France d’une activité qualifiée et utile – l’élaboration de décodeurs.

Pourtant, l’arrivée annoncée de la banque JP Morgan dans le capital et d’un autre fonds d’investissements montraient que l’affaire semblait encore juteuse pour les profits !

Présente à vos côtés lors de la grande manifestation du 3 avril, je suis intervenue en conseil municipal, à Issy les Moulineaux le 12 avril, car près de 10% des emplois du site de notre ville sont menacés. Je réitèrerai cette démarche le 5 juillet prochain, lors de notre prochaine session.

Aujourd’hui, alors qu’une nouvelle audience est en cours, je vous apporte tout mon soutien. Vous êtes engagés dans la poursuite de l’action pour garantir des emplois pérennes et un respect des droits des salariés.

Je reste à vos côtés pour exiger du nouveau ministre du redressement productif qu’il entende ces revendications, fasse cesser le processus de démantèlement et obtienne des dirigeants de Technicolor un nouveau projet de développement respectueux des salariés et des territoires concernés.

 

D'ici aux élections législatives

retrouvez mes actions, mes propositions, mes soutiens sur mon blog de campagne

 

Le 6 mai, dégageons Sarkozy !

Merci aux 2990 électeurs d'Issy les Moulineaux qui ont choisi “l’humain d’abord”, en votant Jean-Luc Mélenchon lors du 1er tour de l’élection présidentielle. Avec 9,35% des voix à Issy les Moulineaux, le Front de gauche réussit une belle percée et obtient un score supérieur à celui de Marine Le Pen.



Ce résultat très prometteur nous permet de devenir une force politique qui compte dans la vie locale. Ensemble, nous serons encore plus déterminés à combattre la haine et les reculs sociaux portés par le Front national. Dans l’immédiat, “on lâche rien” et nous y mettrons toutes nos forces. Nous vous appelons à voter pour François Hollande afin que la défaite du président sortant Nicolas Sarkozy soit claire et nette.

Le mardi 1er mai au matin, dans les quartiers d’Issy, venez à la rencontre des militants du Front de gauche qui vous proposeront les brins de muguet de la solidarité et de la fraternité ! A 15h, RDV place Denfert-Rochereau, à la manifestation des luttes pour l’école, l’emploi, les salaires, les retraites, la dignité...

Les 10 et 17 juin prochains, votez Lysiane Alezard et Bastien Lachaud, candidats du Front de gauche à l’élection législative

 

1. Pour dégager Sarkozy 2. Pour que Marine Le Pen dégringole le plus bas possible 3. Pour que la droite et les puissants aient le trouillomètre à zéro 4. Pour faire renaître l'espoir et la confiance 5. Pour augmenter le SMIC à 1700 euros 6. Pour ébranler l'axe Sarkozy-Merkel 7. Par solidarité avec nos amis grecs, portugais, espagnols.. 8. Pour la planification écologique 9. Pour prendre le pouvoir 10. Parce que nous le valons bien

 

Jusqu'où mène la haine

Abasourdie, révoltée, sans voix devant la barbarie des crimes commis hier à Toulouse. Trois enfants juifs assassinés, un de leurs professeurs abattu. Comment en parler ? Juste quelques mots pour crier la colère, dire la compassion aux familles des victimes, pleurer la perte d’enfants.

Comment accepter ce déchaînement de violence ? Il faut que la police et à la justice aient les moyens d’arrêter le plus vite possible puis de juger le ou les coupables. Nous pourrons alors tirer tous les enseignements de cette tragédie.

Pour l’heure, il est utile de dire et redire que l’autre n’est ni étranger ni ennemi, mais humain comme nous. Que les hommes et les femmes sont égaux en droits. Que toutes les cultures et les civilisations ont fait et font le monde dans lequel nous vivons et où nous devons vivre ensemble.

Pour moi qui suis juive par hérédité, qui ai beaucoup entendu parler yiddish au cours de mon enfance, qui suis communiste par idéal, j’aspire à un monde de justice, de paix, de solidarité. La haine n’y a pas sa place.

 

Jusqu'où mène la haine

Abasourdie, révoltée, sans voix devant la barbarie des crimes commis hier à Toulouse. Trois enfants juifs assassinés, un de leurs professeurs abattu. Comment en parler ? Juste quelques mots pour crier la colère, dire la compassion aux familles des victimes, pleurer la perte d’enfants.

Comment accepter ce déchaînement de violence ? Il faut que la police et à la justice aient les moyens d’arrêter le plus vite possible puis de juger le ou les coupables. Nous pourrons alors tirer tous les enseignements de cette tragédie.

Pour l’heure, il est utile de dire et redire que l’autre n’est ni étranger ni ennemi, mais humain comme nous. Que les hommes et les femmes sont égaux en droits. Que toutes les cultures et les civilisations ont fait et font le monde dans lequel nous vivons et où nous devons vivre ensemble.

Pour moi qui suis juive par hérédité, qui ai beaucoup entendu parler yiddish au cours de mon enfance, qui suis communiste par idéal, j’aspire à un monde de justice, de paix, de solidarité. La haine n’y a pas sa place.

 

Jeudi dernier, le bâillon était de mise. Pourtant, au menu, le vote sur le budget primitif 2012, un moment pour le moins important. Mais non, les interventions des élus de l'opposition, surtout des élues, sont au mieux malvenues, au pire ineptes, sans intérêt, hors sujet... Bref, dans la ville de l'e-démocratie, c'est bien le règne du virtuel !

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Chers amis, bonsoir et merci pour votre présence qui assure à ce moment une convivialité et une chaleur qui fait beaucoup de bien par les temps qui courent.

Au nom des militants isséens du Front de gauche, je tiens à vous présenter nos meilleurs vœux pour cette année 2012. Des vœux de bonheur pour vos familles, vos proches, des vœux de changement pour notre ville et notre pays, des vœux de solidarité et de paix dans le monde, je pense tout particulièrement au Proche-Orient et au peuple kurde.

Le Front de gauche à Issy les Mx, ce sont des organisations politiques (PC-PG), des mouvements politiques (Convergences alternatives), des mouvements (Mpep), des militants syndicaux et associatifs, des citoyens soucieux de l’avenir. Nous avons commencé à nous connaître en 2005 au moment du formidable débat autour du traité constitutionnel européen, puis nous avons cheminé douloureusement au moment des collectifs citoyens de 2007, nous avons mené une campagne rassembleuse lors des dernières élections régionales et cantonale, et nous avons su surmonter toutes nos différences pour construire une nouvelle dynamique à gauche, du local au national.

L’année 2012 est une vraie chance, celle de participer et d’encourager un grand débat national sur des choix essentiels pour nos vies. Avec les élections présidentielles puis législatives (chronologie bien anti-démocratique), nous avons la possibilité de faire grandir des exigences fortes de changement profond et de faire renaître l’espoir qui nous fait tant défaut. C’est je crois ce à quoi contribue énergiquement et efficacement notre candidat à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon. Quel que soit le score de notre candidat, et nous allons tout faire pour qu’il soit gagnant, il faudra un maximum de députés du Front de gauche pour imposer de mettre en œuvre une politique de gauche à l’Assemblée nationale.

Pendant les prochaines semaines, les prochains mois, avec vous et avec des milliers d’autres, nous l’espérons, nous allons pouvoir porter, présenter, promouvoir, décliner un projet qui unit toutes les composantes du Front de gauche – l’Humain d’abord ! Ce beau rêve de remettre les citoyens, hommes et femmes, au cœur de la société, au cœur d’un projet politique, nous allons tout faire pour qu’il devienne réalité.

Car la réalité d’aujourd’hui n’est plus supportable, pas plus pour les Français que pour les Grecs, les Italiens, les Espagnols et les Portugais, qui souffrent des mêmes maux – les conséquences du capitalisme et du règne absolu des marchés financiers !

L’Humain d’abord, on en a bien besoin !

Mais pour y arriver, pour l’imposer, il faut avoir le courage politique de procéder à des ruptures importantes par rapport aux politiques menées jusqu’ici. Il faut oser prendre l’argent là où il est, remettre en cause des logiques de marché, la toute puissance des banques et des agences de notation, la concurrence libre et non faussée des traités européens !

Voyons ensemble ce que cela changerait, à partir de quelques exemples :

- Nous proposons qu’une des premières mesures législatives soit de porter le Smic à 1700 euros. Alors que la moyenne des salaires se situe autour de 1000 euros, ce changement radical permettrait aux salariés concernés de vivre mieux et relancerait la croissance. Nous ne lâcherons pas non plus sur la retraite à 60 ans et la durée du temps de travail de 35 heures, mesures qu’on peut financer en taxant ceux qui ne contribuent pas à la justice sociale – les revenus financiers.

- Véritable souffrance pour une majorité de Français, notamment les jeunes, nous voulons garantir un logement accessible pour tous. « L’humain d’abord », cela passe par l’interdiction des expulsions locatives (et nous sommes concernés à Issy), la construction de 200000 logements par an. Avec Bastien Lachaud, nous proposons d’agir contre les surloyers, avec une pétition contre cette mesure des plus injustes, pour imposer, dans notre communauté d’agglomération, un plan local de l’habitat exonérant nos communes de cette surtaxe. Nous soutenons aussi la démarche lancée par Eric Cantona pour faire du logement une priorité nationale et agir contre le mal-logement.

- L’ »humain d’abord », c’est, comme nous le proposons dans le cadre d’une VIème République, accorder le droit de vote aux étrangers et régulariser les sans-papiers. A ce sujet, je souhaite dédier notre soirée à Fazia, jeune femme algérienne sans papiers que je parraine.

- Placer l’Humain d’abord, c’est empêcher que de grands banquiers dirigent les pays européens et rompre avec les pactes et les traités qui visent à supprimer les services publics et les droits citoyens. Comme candidats, nous portons l’assurance que le Front de gauche ne votera en aucun cas la « règle d’or » des Sarkozy et Merkel. Aujourd’hui, les populations d’Europe s’enfoncent dans la misère – partout, ou presque, les gouvernements ont opté pour l’hyper-austérité. Mais partout en Europe, la révolte gronde. Plus JL Mélenchon aura de voix, plus Bastien et moi aurons de voix et plus nous serons en mesure d’inverser cette politique dévastatrice.

- D’autant que notre circonscription (Issy-Vanves-Meudon-Boulogne) est jusqu’ici détenue par un fervent défenseur de la casse des services publics – André Santini. Il s’est tellement appliqué à défendre les dossiers locaux et nationaux à l’Assemblée nationale qu’en 5 ans de mandat, il n’est jamais intervenu en séance et a été très peu présent globalement. Dans la campagne à venir, nous aurons l’occasion de dénoncer ses choix politiques au Fort, en matière d’urbanisme notamment, mais aussi de faire des propositions alternatives. Je pense notamment à la baisse des impôts locaux que notre maire a annoncée lors de ses vœux et qui ressemble surtout à un nouveau cadeau fiscal aux plus riches, à quelques mois des élections.

Tous ces défis, nous voulons les relever avec vous pour que dans chaque quartier, chaque entreprise, nous fassions renaître l’espoir. Pour que celles et ceux, nombreux, qui ont pris pour habitude de s’abstenir, reprenne le chemin de la participation citoyenne.

Et comme vous le voyez, avec Bastien, nous sommes de taille à relever tous ces défis !

 

Je reprends le fil de mon blog interrompu ces derniers mois faute de temps. Ce faisant, je prends l'immense risque de faire partie de ceux que la majorité municipale qualifie, dans sa dernière tribune de Point d'appui, de "personnes pas toujours recommandables sur le plan éthique !" Le billet, dans son ensemble, est un appel à peine voilé à la censure des "blogs politiques" opposés aux "blogs citoyens" eux aussi jugés peu fiables lorsqu'ils parlent d'environnement !

Qui donc est cette majorité municipale, qui montrent ses muscles, pour en arriver à crier "haro sur les blogs" ? Sans aucun doute, le mauvais résultat de l'UMP dans les Hauts-de-Seine et à Issy en particulier, même si le siège de M. Subrini a été sauvé de justesse, est passé par là ! Il ne s'agit donc pas d'une démonstration de force, mais plutôt d'un aveu de faiblesse. Qu'osé-je ? Je m'expose à être taxée de faire "de la critique systématique sans projet concret, le jeu de la démagogie de récupération politicienne sans engagement moral et responsable" (voir ce billet du mois d'avril) !

Puisque de projet il est question, on me permettra de m'indigner, une fois encore, de la confusion que M. Santini entretient sur la laïcité, décidément bien malmenée ces temps-ci ! La laïcité, c'est la liberté de conscience et l'égalité de traitement des citoyens, en respectant l'autonomie du politique et du religieux ! Or, Monsieur le maire, dans un courrier aux conseillers municipaux, nous informe que le 1er mai prochain, à l'occasion de la béatification de Jean-Paul II à Rome ce même jour, la municipalité "souhaite s'associer à cet événement religieux", en espérant que nous serons de la fête.

Eh bien non, mille fois non ! J'ai trop de respect pour les croyants pour ne pas faire dans la confusion des genres ! Des élus de la République se doivent de respecter l'un de ses fondements essentiels, la laïcité. Les engagements personnels sont une chose, les mandats républicains une autre.

Le 1er mai, comme à mon habitude à Issy, je proposerai des brins de muguet avec mes camarades communistes, pour que tous ensemble, nous fassions bouger ce vieux monde !

 

Meilleurs voeux 2011

En ce tout début d'année 2011, je vous souhaite avant tout beaucoup de bonheur pour vous, vos familles et vos proches !

2010 a été marquée par une augmentation des injustices, une montée de la xénophobie, y compris de la part de l'Etat, par une préférence nettement affichée aux plus riches et par une dégradation insupportable des conditions de vie des plus démunis mais aussi de la classe moyenne. 2010 a aussi été un grand moment de solidarités, de mouvement, d'inventivité avec la longue mobilisation contre la casse des retraites voulue par Woerth et Sarkozy. Ces semaines de manifestations, de grèves, de révoltes en tout genre n'ont pas permis de faire retirer ce projet de loi désastreux pour l'avenir des retraites, des jeunes et des retraités. Mais il a remis à l'ordre du jour la nécessité de changements profonds dans notre société.

Alors pour 2011, je vous souhaite, je nous souhaite aussi de l'INDIGNATION, de l'ENGAGEMENT, et la PAIX ici et ailleurs.

Pour que ça change, mettons-nous y tous ensemble, ne supportons pas l'insupportable et rêvons du monde meilleur que nous pouvons construire ensemble.

Comme l'a dit et chanté Jean Ferrat, qui nous a quittés en 2010 et que nous regrettons tous, "m'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde/où l'on n'est pas toujours du côté du plus fort ?"

 

"C'est la neige, la neige vous dis-je ! "

A la manière du Malade imaginaire de Molière qui attribuait tous ses maux au poumon ("le poumon, vous dis-je"), le gouvernement met la pagaille monstre de mercredi en Ile de France, sur le dos de la neige. Pas assez d'agents de l'équipement pour déblayer les routes ? C'est la neige ! Un ministre de l'intérieur qui se ridiculise en annonçant qu'il n'y a pas de pagaille et que tout va bien ? C'est la faute de la neige ! Mais quand la colère gronde, que des milliers de personnes restent bloquées sur les routes, alors là, ça devient de la faute de Météo France !

En pleine réduction des effectifs liées à la révision générale des politiques publiques (RGPP), alors que les effectifs de Météo France aussi sont touchés, cette pagaille monstre ne serait le résultat que d'un excès de neige ? En Ile de France comme à Issy les Moulineaux, les mêmes causes produisent les mêmes effets, et André Santini fait du Hortefeux. Ne vous inquiétez pas nous a-t-il dit mercredi en fin d'après-midi, les agents de GPSO, la nouvelle communauté d'agglo, sont à l'oeuvre ! Faites juste attention à ne pas trop circuler ! Pourtant, de déneigement, point de trace. Le jeudi, c'est encore plus fort : le site de la ville, dans la matinée, se vante d'avoir déployé 200 agents... Formidable... Mais dans notre communauté d'agglo de 7 communes, qui comptent plus de 300 000 habitants, par ce temps exécrable et cette pagaille, c'est tout de même pas la panacée ! D'ailleurs, seuls les grands axes ont été déneigés. Pour les quartiers en hauteur ou en pente, c'est la glissade assurée.

Il est vrai que M. Santini est un adepte de la RGPP, qu'il a contribué à mettre en place comme secrétaire d'Etat à la fonction publique (ça, c'était sous le précédent gouvernement) et aussi de l'externalisation à tout va. Ceci explique peut-être cela ?

 

Disparition de Claire Villiers - Hommage

claire villiersHier matin, Claire Villiers a fini par être emportée par un cancer qui la rongeait et la taraudait depuis une quinzaine d'années. Jamais, elle ne s'était résolue à laisser tomber, malgré les douleurs, les rechutes, les hospitalisations. A l'image de sa combativité syndicale et politique, elle était déterminée à remporter une victoire sur la maladie aussi. C'est sans doute ce qui l'a beaucoup aidée à tenir pendant toutes ces années, sans nier sa maladie, mais sans jamais se plaindre non plus.

J'ai connu Claire Villiers en 2004, lorsque cette militante catholique, syndicaliste (à l'Anpe), associative (fondatrice d'AC ! contre le chômage), a pensé utile de franchir le pas de l'engagement politique en co-animant, avec Marie-George Buffet, la campagne de l'élection régionale en Ile de France. La liste "gauche unitaire et citoyenne" a marqué le paysage politique par la dynamique qu'elle a créée, par les synergies qu'elle a suscitées, par la nouveauté de cette alliance entre un parti politique et des militants associatifs, syndicalistes soucieux avant tout de créer les conditions d'une transformation citoyenne de la politique.

Claire y a joué un rôle déterminant. Elle m'a personnellement fait mesurer les vertus de la différence, du partage, de la communauté de valeurs et d'idées. Les personnes que j'y ai rencontrées, au sein du réseau Alternative citoyenne, m'ont beaucoup enrichie. Cette diversité a créé un enthousiasme, une motivation qui a permis d'obtenir 7,5% et de constituer un groupe inédit à la Région. Pendant 6 ans, ce groupe si divers, voire hétérogène, a su construire des rassemblements, des propositions dont beaucoup ont permis d'améliorer la vie des plus démunis. Claire y a joué un rôle décisif.

Ce qui marquait chez elle, c'était son esprit d'ouverture, sa grande écoute, ses questionnements essentiels, ses propositions innovantes, sans jamais donner l'impression d'une certitude absolue. Elle s'appuyait en permanence sur l'expérience, tout en y portant un regard critique, y compris sur sa propre action. Avec un fil rouge, qu'elle a mené tout au long de son mandat, malgré les obstacles en tout genre - développer à l'échelle régionale une véritable démocratie citoyenne. Elle disait souvent : "je n'aime pas parler d'habitants, mais plutôt de citoyens, car la démocratie doit concerner tout autant les habitants que les salariés."

Grâce à son action déterminée, elle a pu construire de nombreux projets citoyens, s'appuyant sur les milliers d'associations franciliennes, valorisant la mémoire des territoires, la mémoire ouvrière.

Rongée par la maladie, elle était très présente dans l'institution mais aussi dans la rue, elle qui rêvait de mandats faisant le lien entre la rue et la région.

C'est par tous ces aspects qu'elle m'a beaucoup appris. Y compris lorsqu'en 2007, elle a finalement choisi de soutenir la candidature de José Bové à la présidentielle, écoeurée de la place écrasante qu'avaient prise les partis politiques dans le "chacun pour soi", ce qui a empêché une candidature commune à l'ensemble de la vraie gauche. Elle avait eu beaucoup de mal à s'en remettre et recherchait toutes les possibilités de reconstruire cette unité de valeurs, contre la droite, pour un projet de transformation sociale.

Je ne peux que regretter que toutes ces qualités, cet engagement, ce courage n'aient pas compté au moment des dernières élections régionales et n'aient pas permis de faire réélire Claire Villiers. De très regrettables combines politiciennes ont privé la Région et les Franciliens d'une femme hors du commun, qui apportait beaucoup, qui aurait pu poursuivre sa bataille en faveur d'une démocratie citoyenne. Cette mise à l'écart l'a beaucoup affectée. On le saurait à moins.

Il y a un mois, Claire m'a suggéré des idées de formations pour les élus, les militants, avec des formes innovantes, pour aider les progressistes à mieux porter leurs idées dans l'intense bataille idéologique que mène la droite. J'espère pouvoir donner corps à ses idées.

Claire, nous sentions cette fin inéluctable, ces derniers jours, mais ton départ laisse un grand vide. Je me console en sachant que tu ne souffres plus et je me motive en me disant qu'avec des milliers de militants, nous allons tout faire pour poursuivre ton combat.

Au revoir, et MERCI.

PS. Claire sera enterrée à Colombes ce mercredi 8 décembre à 13h30.

 

Ce matin, sur le marché Corentin Celton d'Issy les Moulineaux, je distribuais un tract contre la réforme des retraites avec 3 camarades. Globalement, l'accueil fut bon, très bon même. Mais pour la première fois aussi depuis le début du mouvement, les partisans du projet Woerth-Sarkozy se sont fait entendre. Et les poncifs, les clichés ont fait florès. Petit écho de cette matinée militante : - "je suis pour le projet, vous défendez des positions de soixante-huitards" : passons sur le fait qu'en soixante-huit, je n'avais que deux ans. Mais, cher Monsieur, 68 ne vous a-t-il pas apporté des améliorations sociales considérables ? N'a-t-il pas fallu faire des grèves, bloquer le pays pour cela ? - "la vérité, c'est que vous ne voulez pas travailler, vous êtes des feignants, d'ailleurs, les enseignants, cette catégorie de feignants, obligent les jeunes à descendre dans la rue". On aurait envie de dire : "no comment", mais Monsieur qui donnez des leçons à tout le monde, vous qui êtes retraité, si ce projet de loi vous plaît tant, reprenez le travail. Sachez que parmi mes trois camarades, l'une d'entre elle a 63 ans. Elle a travaillé dès l'âge de 14 ans, pendant 46 ans ! - "j'ai travaillé jusqu'à 65 ans et je n'en suis pas morte !" nous lance une femme. Un monsieur s'en mêle : mais vous faisiez quoi comme métier ? Kiné, répond-elle. "eh bien c'est votre choix, mais moi je n'ai pas envie de travailler 45 ans pour toucher une retraite décente". Une petite agora s'est formée. De fait, nos grands-parents, nos parents, lorsqu'ils n'ont pas été touchés par le chômage, ont travaillé souvent jusqu'à 65 ans. Mais le progrès social, c'est travailler encore plus longtemps qu'au 20ème siècle ou c'est profiter un peu après 40 ans de travail ?

Bien vu l'artiste, "le lutte des classes".

RDV les 28 octobre et 6 novembre pour poursuivre le mouvement.

 

P1070125.jpgEncore une très grande et belle journée de mobilisation dans toute la France hier, contre la réforme Sarkozy-Woerth des retraites. A Paris, la place de la Bastille était complètement saturée de salariés du public et du privé, de retraités, de lycéens et d'étudiants. Le gouvernement a beau essayer de se convaincre que la mobilisation n'y est plus, et de nous convaincre qu'on ne peut pas faire autrement que cette réforme, les actions vont se poursuivre, se diversifier et s'amplifier encore. Manifestants, grévistes, salariés dans l'impossibilité de se mettre en grève, sondés - nous disons très majoritairement : la copie est à revoir. Nous le redirons encore plus nombreux les samedi 2 et mardi 12 octobre prochains ! P1070118.jpg

 

Est-ce lié au fait qu'à 69 ans, notre député-maire, est encore en fonction et a ajouté à son arc la corde de la présidence de la société du Grand Paris ? Ou surtout parce qu'il croit dur comme fer qu'il faut travailler plus, plus longtemps, et faire payer aux salariés la pérennité de notre système de retraites ? On peut sérieusement penser, en tout cas, que la retraite de Monsieur Santini est sûrement assurée.

André Santini, a fait partie des députés qui, au mépris de toutes règles démocratiques, ont raccourci les débats sur un débat essentiel et adopté le projet de loi sur les retraites, mieux nommé "fossoyeur du droit à la retraite". A l'image finalement du manque de démocratie qui prévaut aussi dans notre commune

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Monsieur Santini, comme tout législateur, peut défaire ce qui a été fait. Surtout si le mouvement de rejet du recul de l'âge de la retraite s'amplifie.

Plus que jamais, le 23 septembre, soyons des millions à dire qu'on n'en veut pas, de cette société là qui lamine les salariés, les payent une misère et leur propose de prendre leur retraite quand ils seront bien usés. L'espérance de vie augmente ? Profitons-en pour découvrir de nouvelles activités et profiter de la vie pendant qu'on peut être encore pleinement actifs : vie associative, vie familiale, engagements divers, activités culturelles et sportives...

Et pour financer tout ça ? Beaucoup d'idées n'ont pas encore été explorées, comme faire contribuer les revenus financiers au même taux que les salariés.

 

roms retraites La journée du mardi 7 septembre fera date par le nombre de manifestants dans plus de 200 villes de France. 2,7 millions pour dire : la retraite on y a droit, à 60 ans, avec des pensions décentes.

Pendant ce temps, à l'Assemblée nationale, les députés communistes et du parti de gauche déposaient, difficilement, 100 000 signatures recueillies pendant l'été, sur le pupitre du premier ministre.

Mais la réforme Sarkozy demeure, fût-ce avec quelques aménagements mineurs. La mobilisation continue, elle est appelée à s'étendre encore. Aux côtés des salariés et des retraités hier, je le resterai demain, jusqu'au retrait de ce projet et à la construction d'une toute autre réforme des retraites, qui trouve les financements ailleurs que dans les seules poches des salariés, mais aussi dans les bénéfices des entreprises, dans un taux de cotisation des employeurs comparables à celui des salariés, à une politique de l'emploi dynamique.

Rendez-vous à très bientôt dans les rues d'Issy pour signer la pétition locale pour les retraites, pour partir en rassemblement, en manifestation et pour faire entendre aux élus de la nation qu'après le travail, il doit rester une vie !

 

En entendant les propos de Nicolas Sarkozy à Grenoble, j'ai ressenti de la honte et de la peur. La honte qu'un président de la République, un président français, puisse ainsi porter un tel discours de haine et de division entre citoyens français. Non content de casser tous les acquis de la Résistance, il s'attaque, avec quelle violence, aux fondements de la République, déjà sérieusement mise à mal. Il remet en cause toutes nos valeurs, s'assoit sur la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, sur notre constitution. Il est temps de se rassembler autour des valeurs qui nous sont chères, qui font la France - liberté, égalité, fraternité !

Notre président, qui joue avec le feu en agitant régulièrement l'argument sécuritaire fabrique quotidiennement des sous-citoyens - les Roms, les Français d'origine étrangère... jusqu'à quelle génération va-t-il remonter pour établir les culpabilités ? C'est de plus de droits que tous les citoyens ont besoin, pas de haine ni de xénophobie !

Le 4 septembre, à l'initiative de la Ligue des droits de l'homme, rejointe par toutes les forces de gauche, les forces syndicales et associatives qui croient en la République, un rassemblement se tiendra à Paris, pour protéger ces valeurs. Parce que je crois que l'égalité de tous les citoyens mérite d'être défendue, j'y serai et vous invite à y venir nombreuses et nombreux.

Il y a quelques jours à peine, on célébrait l'anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv. L'Etat français s'est rendu coupable de crime de guerre et de crime contre l'humanité en se rendant complice des actes les plus atroces. Ne laissons pas ces discours d'Etat actuels faire ressurgir la bête immonde !

 

journalistes otagesSix mois déjà que les deux journalistes de France Télévisions sont retenus en otage en Afghanistan. Plus longtemps que Florence Aubenas. Comme le proposent leur famille et leur comité de soutien, il est temps de tout faire pour ne pas les oublier, ne pas ajouter l'oubli à leur souffrance. C'est en ce sens que j'ai proposé, lors de notre dernier conseil municipal, que la ville d'Issy les Moulineaux s'associe à ce mouvement de soutien et prenne une initiative en ce sens, en accrochant leur portrait sur la mairie ou toute autre action permettant de faire largement connaître leur situation. Comme la ville l'avait fait pour Florence Aubenas, Ingrid Bétancourt et même récemment Gilad Shalit. Le conseil municipal, unanime, a retenu cette proposition.

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